‹ La comédie protectionnisteChapitre 137 sur 265 · et au-dess · texte numérisé non relu

et au-dess

Le nombre des petites propriétés au-dessou; 5 acres (2 acres 1/2 = 1 hectare) représente pr^^

23 p. 100, mais leur étendue ne représente qu'un peu plus de 1 p. 100 du territoire agricole de la Grande- Bretagne.

Si nous y ajoutons les surfaces de 5 à 20 acres, nous arrivons comme nombre à plus de la moitié, mais, comme surface, à un peu plus de 6 p. 100 seulement.

Les terres de 100 acres (40 hectares) et au-dessus représentent, comme nombre, moins de 20 p. iOO, mais, comme surface, 22.788.000 acres sur 32.577.000, soit 70 p. 100.

Dans la proportion de 52 p. 100, les petites propriétés de 1 acre à 6 acres sont entièrement des herbages; la proportion de la pâture relativement aux terres cultivées est de 2 acres à 1 ; mais au-dessus de 100 acres, la proportion est renversée : et, dans les terres de 500 à 1.000 acres, les terres cultivées comptent pour 58 p. 100.

Le droit sur le blé et les autres céréales serait donc bien prélevé sur le grand nombre, au profit d'un très petit nombre de grands propriétaires. Il donnerait un argument aux partisans de la nationalisation du sol.

Lord Harris, qui, le 29 juin 1903, à la Chambre des Lords, se déclarait partisan du programme de M. Chamberlain dans l'intérêt des propriétaires, était bien imprudent.

Si on prend la proportion de la répartition de la population adulte, dans le Royaume-Uni, en 1891, on trouve :

Professionnal Domestic . .

Commercial.

Agricultural.

ladustriaL .

Unoccupied .

Le terme unoccupied comprend les personnes retirées des affaires, les retraités, les personnes vivant de leurs revenus, et toutes celles qui ne pratiquent pas une profession déterminée.

Toutes, à coup sûr, ont intérêt à la vie à bon marché, sauf celles qui peuvent espérer retirer de plus grands revenus de leurs propriétés foncières : mais ce n'est que le petit nombre... Tous les fonctionnaires et hommes de professions dites libérales, les domestiques, les commerçants ont intérêt au libre échange. Quant aux industriels, aucun n'a intérêt à voir augmenter le prix de la nourriture. Voilà donc 66,3 p. 100 de la population, soit deux personnes sur trois, à qui les droits sur les objets d'alimentation seraient préjudiciables. Res.te la population agricole. Mais, comme l'ont dit M. Richtie, M. Balfour, dans leurs arguments pour la suppression du droit de 3 d. par cwt sur le blé, beaucoup d'agriculteurs ont besoin de blé et de farine à bon marché pour la nourriture de leurs bestiaux : et beaucoup, n'étant que des ouvriers, ont un bien-être en proportion du bon marché des objets qu'ils consomment.

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