liv. sterl
Le revenu brut des lerres dans le Royaume-Uni était en 1902-1903 de 85 millions de liv. sterl. Par conséquent, si le Programme Chamberlain produisait son maximum d'effet utile, il ajouterait 5,64 p. 100 au revenu brut des terres. Les propriétaires fonciers des lies Britanniques profileraient plus que les colonies, de la taxe sur lalimentalion; et la grande politique impériale ne serait qu'une mesquine et hypocrite politique agrarienne. Celle-ci, comme l'autre, du reste, demeurerait à l'état d'intention ; car, la protection, comme le dégrèvement, n'atteint un résultat que s'il est important.
XL — Conclusion.
V La base de la Fiscal Reform de M, Chamberlain était un droit de douane sw^ les bUs, sur la mande et les produits de la laiterie venant de rétranger;
2° Ce droit de douane devait relever les prix du froment, de la viande et des produits de la laiterie provenant des lies Britanniques et des colonies, à un niveau égal à son taux ;
" Les bénéfices qui en résulteraient pour les colonies € lossessions britanniques devaient augmenter leur I iroir d'achat et, par conséquent, agrandir le dé- 1 ^.hé colonial des objets manufacturés anglais :
4° Ce traitement privilégié devait engager les colonies à établir des tarifs de faveur pour les produits manufacturés du Royaume-Uni ;
5° En même temps, les taxes sur le froment, la viande et les produits de la laiterie, devaient régénérer Tagriculture britannique et entraîner vers la terre une partie de la population urbaine ;
6° Pour obtenir ce résultat, la Fiscal Reform devait faire payer un impôt privé par tous les consommateurs de pain, de viande et de lait du Royaume-Uni aux propriétaires des 98.000 exploitations agricoles qui ont plus de 100 acres et qui représentent 70 p. 100 de la surface des terres arables, et aux grands propriétaires des colonies ;
7** En n'osant proposer qu'une taxe de 2 sh. par quarter de froment (1 fr. 15 par 100 kil.) qu'une taxe de 5 p. 100 sur le prix de la viande et des produits de la laiterie, M. Chamberlain a supprimé lui-même les résultats qu'il en promettait.