‹ La comédie protectionnisteChapitre 153 sur 265 · Uv. sterl · texte numérisé non relu

Uv. sterl

Ainsi, pour provoquer non seulement une grande extension d'affaires entre les Canadiens et les habitants des Iles Britanniques, mais encore les sentiments sympathiques qui doivent résulter de la connexité des intérêts, pour attacher plus étroitement le Canada aux destinées de l'empire, M. Chamberlain offre généreusement à ses 6 millions d'habitants, quelle prime? 739.000 liv. sterl., soit 15.780.000 sh., ce qui donne

2 sh. 8 d. par lêle et par an, en monnaie française,

3 fr. 30; et par mois, en chiffres ronds, 10 farthings' (Ofr. 25).

« Pensons impérialement! » disait M. Chamberlain, comme dernier mot de sort discours du Guildhall ; et sa grande pensée impériale consiste à promettre aux Canadiens un profit de 2 sh. 8 d. par tête, profit aléatoire non garanti, qui pourrait résulter de droits placés sur les mêmes produits venant de l'étranger que ceux qr'xpédie le Canada à la Grande-Bretagne, et qui serait S( nis à toutes les perturbations du marché ! 2 sh. 8 d. 1

e farthing = 1/4 de penny, soit à peu près fr. 025.

On comprend qu'une conception si généreuse justifie tous les mépris que M. Chamberlain prodigue aux « Liltle Englanders »; et, ce qui prouve l'élévation de| ses vues, la largeur et la netteté de ses conceptions, c'est qu'il déclare que l'Empire Britannique tombera en dissolution, si les habitants du Royaume-Uni n'offrent pas généreusement aux Canadiens l'illusion de cette aumône mensuelle de 10 farlhings par tête, un farthing tous les trois jours.

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