V. — Avantages offerts par M. Chamberlain
AU Canada.
3S chiflfres de douane du Canada imputent au < pte de l'Angleterre tout ce qui y est expédié; mais
les chiffres de la douane anglaise ne comptent que ce qu'il y est entré. De là, une assez grande différence. D'après les douanes du Canada, ce pays aurait fourni, en 1903, pour 4.714.000 liv. sterl. de blé; l«s douanes anglaises réduisent ce chiffre à 3.787.000 liv. sterl.
Les chiffres anglais pour les principales importations venant du Canada, en 1904, donnent comme valeur :
Bœufs
. . 2.500.000 liv
. sterl
Beurre
Fromage
Froment
Farine
. . l.OOO.OOO
Porcs (jambon, Bacon) .
Bois
Les principaux objets d'alimentation comptent pour 13.500.000 livres. Si on y ajoute 600.000 livres de pommes, 714.000 liv. sterl. de poissons, près d'un million de grains divers, etc., on constate que les objets d'alimentation représentent 72 p. 100 de l'importation du Canada dans le Royaume-Uni.
Quel avantage M. Chamberlain propose-t-il ?
L'importation du blé a été de 1.550.000 quarters; à 2 sh. le quarter, en admettant que le droit, frappé sur les blés des pays étrangers, produise son plein effet, il donne donc de ce chef 155.000 liv. sterl. au Canada.
Quant aux farines, M. Chamberlain n'a pas précisé la taxe qu'il leur imposerait; mais il a déclaré qu' « elle donnerait une préférence appréciable pour le meunier ». Toutefois, comme il ne parlait que du meunier anglais, on peut se demander si le meunier canadien en bénéficierait. M. Chamberlain ne s'est pas expliqué. CompI les farines au taux du blé, en prenant 3 quarterf grains comme équivalents de 2 quarters de far
» nous avons 642.000 quarlers de blé, qui, au taux de
. 2 sh., donnent 64.000 liv. sterl.
M. Chamberlain a proposé une taxe de 5 p. 100 sur
, la viande. Elle bénéficierait donc au Canada, en admettant que le droit de 5 p. 100 joue complètement à son profit, de