‹ La comédie protectionnisteChapitre 155 sur 265 · liv. slerL Soit, à 5 p. 100, 275.000 liv. sterl · texte numérisé non relu

liv. slerL Soit, à 5 p. 100, 275.000 liv. sterl

Ainsi, d'après les chiffres de 1904, qui dépassent de beaucoup la moyenne, l'Australie et la Nouvelle-Zélande recevraient des tarifs de la Fiscal Reform^ au maximum, 700.000 liv. sterl.

L'Australie, en chiffres ronds, a 4 millions d'habitants; la Nouvelle-Zélande,' 800.000. Nous pouvons prendre le chiffre de 5 millions.

Ces 5.000.000 d'habitants auraient donc à se partager éventuellement 700.000 liv. sterl. par an, ce qui donnera à chacun 2 sh. 9 d., qui, divisés par douze mois, le gratifient de 11 farthings par mois, d'un peu plus de 1 farthing tous les trois jours.

Voilà donc le grand cadeau possible que M. Chamberlain offre généreusement à l'Australie.

Pour que M. Chamberlain ait supposé que les Australiens seraient transportés de joie par la promesse d'une si grande générosité, il a fallu qu'emporté par s< enthousiasme pour sa conception impériale, il ait n igé de chiffrer la base qu'il lui donnait ou que, plein d édain pour le public, il ait supposé que personne n rait ce calcul.

M. Chamberlain a insisté beaucoup à plusieurj reprises sur les farthings que coûterait au consoi teur anglais les tarifs dont il chargerait les produit étrangers dans l'intérêt des colonies. 11 faisait des calculs sur les « farthings » qu'ajouterait la taxe sur le blé au prix de la vie de Touvrier anglais. Mais il oubliail de dire que le cadeau qu'il offrait aux Canadiens élai de 10 farthings par mois (0 fr. 25) et aux Australien! de 11 farthings (0 fr. 27 1/2).

Puisque M. Chamberlain prétend enlever des farlhia{ aux consommateurs anglais sans qu'ils s'en aperçoivent,^ pourquoi prétendrait-il que les Canadiens et les Australiens s'en apercevraient en les recevant?

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