‹ La comédie protectionnisteChapitre 160 sur 265 · Voir supi'à, liv. I, ch. vi et ch. viii · texte numérisé non relu

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mique qui s'est produite depuis 1879; et, pour punir Cobden et les Free traders de ce que toutes les nations étrangères n'ont pas su comprendre les avantages du libre-échange, il demande aux Anglais d'y renoncer.

Parce que les autres peuples se sont surchargés de droits qui augmentent leur effort, chaque fois qu'ils font quelque chose, M. Chamberlain engage ses compatriotes à renoncer à la politique de l'économie de l'effort.

Parce que les autres peuples ont mis leur politique douanière en opposition avec tous les progrès de la science, de l'industrie, du commerce et de la banque^ qui n'ont cessé de diminuer le prix des marchandises, de faciliter la circulation- des choses, des valeurs et des personnes, qui ont percé les frontières et écrasé les tarifs de douanes par des abaissements de prix, tels que ceux des produits chimiques, pour ne citer qu'un exemple, l'Angleterre devrait renoncer à sa politique éco nomique, adéquate à l'évolution industrielle du monde !

m. — « Free trade and free lmports ».

« Je suis free trader^ disait M. Chamberlain au commencement de sa campagne, je suis free trader autant que quiconque, mais nous n'avons pas le free trade, nous avons seulement les free imports.

Il oubliait qu'un particulier n'achète jamais pour faire plaisir à son vendeur, qu'il soit national ou étranger : il achète pour lui.

Quand le gouvernement met obstacle entre son venur et lui, il lui impose l'obligation de faire, pour se )curer ce dont il a besoin, un effort proportionné à aportance de l'obstacle.

L*obstacle gêne certainement le vendeur; et comme le vendeur a toujours plus besoin de vendre que le client d'acheter, il peut être plus gêné que Tacheteur; mais Tache teur est obligé d'avoir recours à la substitution d'objets qui lui conviennent moins et qu'il peut être obligé de payer plus cher, si la taxe est prohibitive : il est obligé de payer plus cher toute marchandise taxée/ et par conséquent son pouvoir d'achat est diminué de toute l'élévation du droit.

Les free imports garantissent à chaque Anglais la possibilité d'acheter toutes les utilités qu'il désire au plus bas prix dans le monde.

Quand les autres acheteurs gênés par les incertitudes et le poids de la politique douanière de leurs pays respectifs se présentent, ils trouvent que les Anglais, sûrs de la liberté de leurs marchandises, sont déjà pourvus*.

Comme le libre-échange fait des Iles BriTanniques tout entières un port franc, les prix se fixent dans ses marchés, et ses marchands profitent de cette avance sur les autres marchés qui suivent.

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