II. — L'optimisme de Cobden
Cobden, en janvier 1846, avait commis le crime de dire à Manchester : « L'Europe a été corrompue par le détestable exemple donné par l'Angleterre. Je crois que si vous abolissez le Corn law et si vous établissez le libre-échange dans sa simplicité, il n'y aura pas un tarif de douane qui ne sera pas changé d'ici cinq ans, d'après notre exemple. »
Cobden se trompait un peu sur la date : mais il ne se trompait pas sur l'effet produit par la politique anglaise. Si l'Angleterre n'avait pas adopté le libreéchange, jamais les traités de 1860 n'auraient été signés : et ils ont supprimé quantité de prohibitions qui n'ont jamais été rétablies et abaissé des droits qui n'ont jamais été relevés au niveau où ils étaient alors*. Mais M. Chamberlain fait à Cobden et aux Free traders un crime de ce que toutes les nations l ni pas adopté le libre-échange et de la réaction lo-