‹ La comédie protectionnisteChapitre 178 sur 265 · TRIEL ET LA PROTECTION · texte numérisé non relu

TRIEL ET LA PROTECTION

le de fonte montèrent de 1900 à ars, et ceux de la tonne d'acier .a production, surexcitée par la estreinte : en Juin 1904, elle ëlait ir semaine : en décembre, elle lOO : le prix du fer tomba en été et celui des billettes d'acier à 19 :

et les compagnies de chemins de commandes à 28 dollars, la pro- ! s'est élevée à 375.000 tonnes.

Toduetion a été insuffisante en États-Unis ont importé de l'AlIeerre 138.000 tonnes en 190Ï, et

e la fonte aux États-Unis a été de i en 1902, de 18.700.000 tonnes en 1903.

Celle de l'Angleterre a été de 7.873,000 tonnes, celle de l'Allemagne de 9.758.(100 tonnes, celle de la France de 2,749.000 tonnes, et celle de la Russie de 2 millions 4S7.0(X) tonnes. La consommation des États-Unis est donc égale à celle de l'Allemagne et de l'Angleterre réunies,

L'Angleterre et l'Allemagne n'auraient donc pas pu répondre aux besoins des Étais Unis; et, dans ce dernier pays, l'industrie métallurgique, profitant des avantages naturels que lui donnent le gaz naturel à Pittsburg, la houille et les minerais du lac Supérieur, avec la différence de prix de revient que lui assure la distance, non seulement d'un continent à l'autre, mais < ore des ports de l'Océan, à Chicago, A Pittsburg, à ! al-Louis et aux régions de l'Ouest, se serait déve- 1 pée : et si elle n'avait pas atteint peut-être le degré • :pansion où elle est arrivée, on peut dire, à coup

sûr, que Téconomie de la charge des droits de douane et des prix factices qui en sont résultés aurait largement compensé cette réduction ; et il est probable c[ue la question des « trusts » ne se poserait pas plus aux États-Unis qu'elle ne se pose en Angleterre.

Ces faits nous montrent Terreur de ceux qui célèbrent Taugmentation de la consommation comme le résultat de la protection. Non, ce développement de la consommation s'est fait malgré la protection et non à cause de la protection. Il a entraîné le développement de telle ou telle industrie. Ce développement n'est pas dû à la protection, il est dû à l'augmentation des besoins. Cette augmentation est la cause de l'essor des industries. La protection, loin d'y contribuer, le gêne et continue de le gêner.

Les Américains ont tort d'attribuer modestement leurs progrès au Tariff, qui, bien loin de les accélérer, les a re lardés.

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