LES PRIMES D'EXPORTATION ET LES CAR
Des usines non syndiquées ont fait concur usines syndiquées. Le syndicat a été obligé ( une réduction de production de 45 p. 100 à i renls.
Ses adhérents se sont soumis, mais seulen les qualités de papier qui étaient comprises i tente; et ils ont reporté toute leur activité papiers qui étaient restés en dehors.
De lA, surproduction. Pour dégager le mar rieur, le syndicat force l'exportation. On o: l'étranger du papier avec 10 ou 15 p. 100 d'é négocianls en gros d'Hambaurg obtiennent à pfennigs ce qu'on vend 22 ou 23 aux conson nationaux.
Or, ceux-ci sont en partie des industriels q forment le papier et qui exportent la moitié production. Us se trouvent ainsi placés dans u lion d'infériorité à l'égard de leurs concurren gers.
En septembre 1904, VAssonation pour la dé consommaleui-s de l'acier demi-ouvré prolesl la situation que lui Taisait le Verband en leur 3,30 marks les KnUppel, 4 marks les platines qu'aux Anglais et demandait l'abaissement d ouvré d'au moins 3 marks. Le Verband r&tasn ^uanl la prime d'exportation de 13 marks.
Des primes d'exportation permettent de }< marchandises à demi fabriquées sur ie mardi ger h bien meilleur compte qu'on ne les achète magne. Nombre de ces produits, d'origine all<
mme le fer et le coke, servent aux Anglais
hètent à faire concurrence aux Allemands
oduits finis, non seulement sur les marché
rs, mais même sur le marché allemand.
348 LÉCONOMIE NATIONALE ALLEMANDE
L'industrie allemande surchauffée compte sur Fétranger pour écouler son surplus à venir, et elle est ainsi dans sa dépendance. L'Économie nationale de List aboutit à subordonner Vindustrie allemande à Vétranger et à lui faire des cadeaux.
D'après les admirateurs des cartels, on croirait qu'il suffise qu'un cartel s'établisse pour tuer toute concurrence. On vient de voir comment il provoquait la concurrence. Il la provoque encore d'une autre manière.
Les usines sidérurgiques ont voulu s'affranchir de la tyrannie du cartel des mines, et celles qui Font pu exploitent elles-mêmes des mines; la production des usines non syndiquées ne cesse d'augmenter : en 1899, elle était de 11,9 ; en 1900, de 12,6 ; en 1901, de 13,1 millions de tonnes.
Mais les usines qui sont obligées de subir les conditions du cartel se trouvent placées dans un état d'infériorité à l'égard de celles qui peuvent se procurer ellesmêmes la matière première.
Les chefs des cartels avaient eu soin de répéter qu'il fallait les distinguer des trusts et qu'ils laisseraient la vie aux petits et aux moyens producteurs. Naturellement, le contraire s'est produit.
Dans le bassin de la Ruhr, le syndicat des houilles n'a qu'un seul concurrent, l'État qui a acheté des mines de houille; et il a si bien subordonné l'industrie de la métallurgie qu'un haut fourneau ne peut pas fonctionner, s'il n'est pas complété par la propriété de la houille. Mais une aciérie avec laminoir est à son tour écrasée, et il en résulte que le même établissement doit comprendre la mine, le haut fourneau et l'aciérie. Ce trust obligatoire, la confusion des industries au lie leur répartition selon la loi de la division du trava
Ainsi, à Rote Erde, il existait dix-neuf entref