LE KRACH PRÉPARÉ PAR M. MÉLINE
« M. Méline parle des industriels, qui sont forcés d'entamer leur capital d'année en année » (p. 49), « pour éviter un krach intérieur et un arrêt de travail, d'oii pourraient sortir les crises sociales les plus redoutables » (p. 34). Les industriels qui sont dans cette situation ne pourront pas y rester longtemps; car l'industrie a le gain pour objet et non la ruine. M. Méline voit un nouveau péril dans « les crises sociales les plus redoutables »; mais ce péril, comme le péril de la surproduction, c'est lui qui l'a organisé ; et ce péril n'existe pas seulement à l'égard des ouvriers qu'il a arrachés à leurs occupations normales pour les engouffrer dans les industries protégées, ils ne sont qu'en minorité; mais le péril existe, spécialement depuis les tarifs de 1892, pour les ouvriers qui, appartenant à des industries qui pourraient vivre par elles-mêmes, sont écrasées par les charges que font peser sur elles les industries protégées ; et ces ouvriers sont de beaucoup les plus nombreux.
Dans ma communication du 17 février 1904 à la Société de Statistique reproduite en partie ci-dessus et ^ personne n'a contesté les chiffres, j'ai prouvé qur i.500.000 ouvriers de l'industrie du vêtement, d confection et de la mode, qui représentent plur