‹ La comédie protectionnisteChapitre 35 sur 265 · LES SOCIALISTES ET LE PAIN CHER · texte numérisé non relu

LES SOCIALISTES ET LE PAIN CHER

Le tarif du il janvier 1892 supprima tout tarif minimum pour les produits agricoles. Le tarif sur les bœufs fut porté à 10 francs par 100 kilogr. de poids vif, sur les moutons à 15 francs, sur les porcs à 8 francs. La viande fraîche de bœuf fut imposée à 25 francs les 100 kilogr., celle de porc à 12 francs; la viande de mouton à 35 francs. De plus, sous prétexte hygiénique, les viandes fraîches de mouton ne peuvent être importées qu'en quartiers, la fressure adhérant à Tun des quartiers de devant. Cette mesure, destinée à rendre impossible l'importation de moutons hongrois et de moutons de laPlata, a atteint le résultat désiré.

Pour éviter un mouvement d'opinion publique, la législature de 1889 à 1891 avait ajourné le relèvement du droit sur les blés et en avait laissé la responsabilité à la législature qui lui succéderait. La question se présenta en 1894. Les élections de 893 avaient amené une quarantaine de socialistes à la Chambre des Députés. On vit alors une chose étrange. La plupart d'entre eux, avec M. Jaurès en tète, voulurent séduire « la .8 propriété paysanne», en se livrant à des surenes protectionnistes destinées à faire payer le pain cher aux électeurs ouvriers dont ils prétendent ^.dre les intérêts. La loi du 27 février 1894 porta le

droit à 7 francs les 100 kilogr. Cependant la plupart des protectionnistes déclarèrent qu'il était insuffisant et que les agriculteurs continueraient, en cultivant le blé, à se ruiner. C'est Targuaient habituel des protectionnistes. Les pauvres gens! ils travaillent toujours à perte et non pour le gain.

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