‹ La comédie socialisteChapitre 108 sur 199 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Voici Texcellent accueil que firent les socialistes, dans la Petite République, au ministère Bourgeois :

Pour nous, M. Bourgeois a pris le soin de déclarer qu'il cherchait sa majorité en dehors des révolutionnaires. C'est le cliché ohligatoire. Tout gouvernant bourgeois est ohligé à cette formule.

Cela nous touche trop peu pour que nous vous en tenions rigueur. Le pays sait, tout le monde sait, vousmême vous savez mieux que personne que vous existez à [l'heure actuelle, parce que le parti s.ocialiste a jeté bas vos prédécesseurs et mis les opportunistes en déroule.

C'est nous qui avons livré et gagné les batailles, c'est vous qui occupez la place dont nous avons délogé l'adversaire; nous en sommes fort satisfaits, parce que nous comptons que vous agirez.

Allons, M. Bourgeois, soyez tranquille, les socialistes ne vous garderont pas rancune du petit cliché que vous étiez contraint de leur sortir !

Au contraire, nous y trouvons prétexte à bien fixer e position.

. Bourgeois ne parvint qu'à faire la concentration

socialiste. Dès le premier jour, il fut le prisonnier de Millerand et de Jaurès : ils le firent savoir à tous et ils avaient raison quand ils disaient que ce n'était pas à Taide de sa petite phrase quMl pouvait s'évader.

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