‹ La comédie socialisteChapitre 114 sur 199 · L'OPOSSUM · texte numérisé non relu

L'OPOSSUM

C'est en vain que M. Bourgeois crie grâce à M. Jaurès ! celui-ci lui répond : — Reste I II implore M. Vaillant : il le supplie de le prendre en pitié ; car lui, Bourgeois, n'est pas un révolutionnaire. Il n'a jamais demandé à jeter le Sénat par les fenêtres.

Les blanquistes lui répondent : — Reste !

Il supplie MM. Gérault-Richard et Viviani en leur disant : — Prenez pitié de la grave responsabilité qui pèsera désormais sur mon avenir. Ils lui répondent ; — Reste ! Il invoque Guesde, en lui criant : — Je ne suis pas le ministre du collectivisme. Laissez-moi m'en aller. Jules Guesde lui répond : -7- Reste!

M. Bourgeois a beau s'agiter au bout de sa queue. Elle ne le lâche pas.

M. Bourgeois en est l'esclave. Ce n'est plus un président du conseil, un ancien préfet, un homme avisé et clairvoyant.

C'est l'opossum de la politique.

(Le «iècfe du 5 avril 1894.)

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