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CHAPITRE VII

LE BON ARBITRAGE

Tu réclameras l'arbitrage.

Tu l'imposeras.

Tu parleras au nom des ouvriers, qu'ils t'y aieïit autorisé ou non.

Tu dicteras tes prétentions à l'arbitre.

Tu récuseras sa sentence, s'il ne les accepte intégralement.

Tu inviteras les ouvriers à continuer la grève.

Tu couvriras d'injures l'arbitre.

Tu le traiteras de traître à la République.

Tu considéreras comme ennemis tous ceux qui prétendront que l'acceptîCtion d'un arbitrage implique l'acceptation de la sentence.

Tu continueras à réclamer de plus en plus haut Tarbi rage obligatoire.

Tu le présenteras comme panacée universelle, mais sous cette réserve que l'arbitre donnera toujours raison à toi et tes amis, jamais aux autres.

C'est ainsi que MM. Clemenceau, Camille Pelletan et Millerand entendaient « le bon arbitrage », dans la 'çrève de Carmaux, en 1892.

Les socialistes ont continué à le comprendre de cette

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façon : aussi M. Brisson s'empressa-t-il de refuser le rôle d'arbitre que voulait lui imposer M. Jaurès, dans la grève de Carmaux de 1895.

Dans leurs affaires personnelles, ils traitent Tarbitrage et leurs arbitres avec le même sans façon. Au mois de février 1896, dans un différend entre M. Mirman et H. Arthur Meyer, des arbitres sont constitués, ils rendent leur sentence, et M. Mirman s'empresse de la déclarer nulle et non avenue parce qu'elle ne lui convient pas !

Il prouve une fois de plus que les socialistes n'admettent l'arbitrage que lorsqu'il leur donne raison.

Qu'ils nous laissent tranquilles avec ce mot, et que les "gens bienveillants et naïfs cessent d'en être dupes.

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