‹ La comédie socialisteChapitre 132 sur 199 · L'ORGANISATION DU DROIT DE GRÈVE · texte numérisé non relu

L'ORGANISATION DU DROIT DE GRÈVE

Naturellement il y a une sanction. Tout employeur qui aura, non seulement par manœuvres et par menaces, mais par promesses, «tenté de détourner de ses devoirs un ou plusieurs des ouvriers ou ouvrières, liés par la décision de l'assemblée générale, sera passible d'une amende et d'un emprisonnement de cinq jours à un mois porté à un an, en cas de récidive ».

Cet exposé de motifs prouve surtout la nécessité de rétablir l'article 416 du Code pénal, abrogé par l'article 1" de la loi de 1884 sur les syndicats professionnels.

Voici cet article :

Seront punis d'un emprisonnement de six jours à trois mois et d'une amende de seize francs à trois cents francs, ou de Tune de ces deux peines seulement, tous ouvriers, patrons ou entrepreneurs d'ouvrage, qui, à T^ide d'amendes, défenses, proscriptions, interdictions prononcées par suite d'un plan concerté, auront porté atteinte au libre exercice de l'industrie et du travail.

Les auteurs de la loi de 1884 avaient eu la généreuse illusion de croire que nos mœurs étaient capables de cette suppression. Les socialistes ont malheureusement prouvé qu'ils ne considéraient l'abrogation de cet article que comme un moyen d'oppression de meneurs de syndicats contre les ouvriers qui ne veulent pas se soumettre à leur autocratie. C'est la mainmise de ces meneurs sur les usines. C'est la violation du droit le plus sacré de tous : le droit de chacun de travailler comme il l'entend. Cet article consacrait une des plus importantes conquêtes de la Révolution française. En l'abrogeant, nous sommes revenus à l'oppression de corporations irresponsables.

Page 1