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CHAPITRE III

LA VEILLE ET LE LENDEMAIN DU 34 iPUlN IS94

Ck>n8eil politique de M. Ranc. — Le lendemain du Crime : Millerand. — La veille du crime : Guesde, -r Appel aux ouvriers justiciers I

M. Ranc, qui est plein de tendresse pour les socialistes, leur dit dans le Matin, le 16 février 4894 :

Comment les divers partis socialistes ne comprennentils pas que chaque crime anarchiste marque un recul pour les idées qu'ils défendent et qu'ils se suicident en ne prenant pas une attitude qui interdise à leurs ennemis de les accuser de complicité ou môme de les confondre avec les anarchistes !

M. Ranc parlait en politique, mais les socialistes ne pouvaient suivre son conseil, parce qu'ils ne peuvent se séparer des anarchistes.

Lors de l'assassinat de Carnot, le 24 juin 1894, ils

furent tiraillés entre l'admiration qu'ils éprouvèrent

pour Tassassin, leur sympathie pour les anarchistes

et la nécessité de ménager « les préjugés de l'opi-

Dion publique >u

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