LA VEILLE ET LE LENDEMALN DU 24 JUIN
Le lendemain du crime, M, Millerand écrivait dans la Petite République :
Nous qui luttons passionnément pour assurer le droit à la vie avec toutes ses sanctions, nous qui protestons contre toutes les atteintes portées à la personnalité, nous sotnmes qualifiés plus que quiconque pour flétrir les œuvres de mort.
Seulement, le samedi soir, 23 juin, la veille de l'assassinat, voici le langage, tel qu'il fut rapporté par YÉcluir du dimanche matin , que tenait M. Jules Guesde à la salle Chaynes, en compagnie de M. Sembat : .
Le député de Roubaix a terminé son discours sur cette péroraison qui a soulevé l'enthousiasme de Tassistance : « Les généraux assassins trouvent quelquefois des ouvriers justiciers. Prenez garde, monsieur de Galliffet, vous êtes condamné à mort! >»
Oui ou non, ce langage est-il une excitation à TassaBsinat?
Je ne parle pas des menaces lancées par les anarchistes, reproduites dans les journaux socialistes, contre M. Carnot, s'il n'accordait pas la grâce de Vaillant et d'Henry. Je me borne à enregistrer ces propos d'un des membres prépondérants de l'Union socialiste, afin d'établir les responsabilités et les solidarités auxquelles les habiles et les malins auraient voulu se dérober.
aiAl'ITRE IV