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CHAPITRE IX

ELLERO 0 GUYOT

Béfutation sentimentale. — Injures socialistes. Les besognes de comparses.

M. Francesco Armelani, de Grosseto, a publié un gros volume in-8 intitulé : Ellero o Guyot? ossia Tirannide borghese or tirannide socialistol L'auteuc explique que s'il a composé le titre de son ouvrage des deux noms qu'on vient de lire, c'est que les deux hommes qui les portent, « connus non seulemeot^pour leur savoir et leurs écrits, mais eucore^l raison de la haute situation politique qu'ils ''occupent dans leur pays, résument en eux la plus grande et la plus étonnante antithèse économico-sociale de ce siècle ».

M. Francesco Ârmelani essaye de me réfuter par des arguments littéraires et sentimentaux du genre de ceux-ci :

Si l'amour, outre qu'il est une douce ^ noble vertu, est une auguste puissance qui anime et charme les cœurs en même temps qu'il est capable de leur inspirer les plus saints sacrifices et les plus grands héroîsmes, on ne peut douter qu'en se faisant toujours plus humain, il nous conduira plus tôt qu'on ne suppose à la vraie fraternité économico-sociale de l'humanité tout entière.

30 LA COxMÉDIE SOCIALISTE

AU moins, M. Francesco Ârmelani n'a pas recours aux injures qui sont les arguments habituels des socialistes français. Je dois dire que leurs leaders chargent de cette besogne des gens avec qui ils savent que je' ne puis me commettre.

Je leur ai imposé silence par quelques notes dans le genre de celle-ci*

Le 17 février 1895, je publiais dans le Siècle la note ci-dessous :

« Parce que j*ai dit que M. Millerand n'avait pas apporté des preuves devant la commission d*enquôte (dirigée contre M. Raynal), un de ses collaborateurs me traite de t< menteur ». Ça ne compte pas.

« Je défie M. Millerand de répéter cette injure, ou toute autre, sous sa signature. »

M. Millerand resta muet. Mais dans le numéro de la Petite République portant la date du 23. mars, il essaye de me faire insulter par son collaborateur Gérault-Richard.

Quoicpie la première circonscription du treizième arrondissement ait ouvert, au diffamateur de Casimir-Perier, les portes du Palais-Bourbon, i^n'en est pas moins un simple comparse : et je dédaigne ses injures comme je dédaignerais celles d'un camelot, vendeur du Chamhard, T. 6. (Le Siècle du 23 mars 1895).

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