‹ La comédie socialisteChapitre 25 sur 199 · L'AMBITION DU POUVOIR · texte numérisé non relu

L'AMBITION DU POUVOIR

Mes adversaires me reprochent parfois mon ambition. Je ne. prends pas à coup çûr les moyens de M. Cavaignac pour la servir : car je m'efforce de mériter deux qualifications, celle d'économiste et celle d'individualiste, que presque tous les hommes. poli7 tiques répudient.

Cependant ceux qui portent contre moi cette accusation n'ont pas tort : car j'ai Tambition, je le reconnais, de faire triompher les idées que je crois justes et de vaincre leurs adversaires. Je ne redoute pas plus pour l'avenir la responsabilité du pouvoir que je ne l'ai redoutée en 1889, quand j'ai fait partie du ministère Tirard, qui a su en finir avec Boulanger et sa suite : mais le pouvoir ne vaut que pour mettre en œuvre ses convictions. S'il ne doit être qu'un moyen de servir «elles de ses adversaires, loin de grandir l'homme qui, pour s'y maintenir, glisse de concession en concession, dégringole de capitulation en capitulation, il n'en fait qu'un objet de mépris.

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