Un Buste d'un des Césars^ en marbre, n
20. Un Buste antique de Lucius Verus^ en marbre blanc, no iSS"*.
Nous, commissaires du Muséum et des monuments, certifions avoir reçu du citoyen Lenoir les objets ci-dessus mentionnés.
Paris, ce 26 juillet 1793, l'an 2^ de la République, une et indivisible.
Pasquier,
Commissaire du Muséum.
Nous avons reçu de plus une bordure dorée ; La Madeleine, de Lebrun; Une Annonciation, de Philippe de Champaigne.
Pasquier.
Archives nationales, Fi^*245, fol. 48.
1. Le tombeau de Philippe de Commines et de sa femme se trouvait autrefois dans l'église des Grands-Augustins de Paris. Aujourd'hui au Musée du Louvre. N" 126 du Catalogue de la sculpture du moyen âge, de la Renaissance et des temps modernes. Salle Michel Colombe.
2. « Des Petits-Pères, place Vendôme. Le buste antique d'un Romain (ce buste est portrait et porte un grand caractère. Il est placé au Muséum). » Catalogue Lenoir, éd. de 1793.
3. « Ibid. Le buste en marbre blanc d'un des Césars (placé au Muséum). » Catalogue Lenoir, éd. de 1793.
4. « Ibid. Buste antique en marbre blanc, dit de L. Verus et peut-être de Marc-Aurèle (porté depuis au Muséum), était brisé en plusieurs morceaux; restauré par L'^/'nie; brisé pendant le transport au Muséum. » Catalogue Lenoir, éd. de 1798.
MÉMOIRE des tableaux ?^entoilés,par ordre des citoyens commissaires du Muséum national, par Hacquin, depuis le mois de février ij g 2 jusqu'au mois de juin ijyS.
26 juillet 1793.
Savoir :
Un Paysage^ de Paul Bril, 6 pieds 2 pouces de long sur 3 pieds 8 pouces, fait 22 pieds 6 pouces, à 2** 10 s 56" 5 s.
Le Triomphe de la Vierge '^^ peint par Champagne, 1 5 pieds 9 pouces sur 10 pieds 8 pouces, fait 167 pieds 6 pouces 418** i5 s.
Un Lanfranc, 6 pieds 4 pouces sur 5 pieds i pouce, fait 32 pieds 2 pouces 80** 8 s. 4 d.
Une Sainte adorant le Christ, peinte par Verdier, 5 pieds 6 pouces sur 4 pieds, marouflé à l'huile, fait 22 pieds 55**
Le Baptême de saint Jean, par Stella, de 10 pieds 6 pouces sur 6 pieds 6 pouces, fait 68 pieds . . 170*
1. Il faut probablement identifier ce tableau de grandes dimensions avec le Paysage de Paul Bril, dans lequel est représentée Diane cliassant Calisto. F. Engerand, t. I, p. 238. Ce tableau est actuellement attribué à ^h». Carraclie, le Paysage seul étant considéré comme peint par Paul Bril. Villot, n" 149; Tauzia, n° i32; C. S., n° i23o.
2. Ce tableau provenait de l'église Notre-Dame de Paris. Voir L. Tuetey, t. I, p. 106, note i.
Quatre Vues de Paris et des environs^ 5 pieds sur 3 pieds, fait 60 pieds i5o^
Le Christ guérissant les malades \ peint par Jouvenet , de 24 pieds sur 1 3 pieds, fait 3 1 2 pieds. 780*
Marthe et Marie^, peint par Jouvenet^ enlevé et remis sur toile,
4 pieds 6 pouces sur 3 pieds 6 pouces, fait i5 pieds, à 4^ le
pied 6ott
La Circoncision^, peint par Rigaud, dont la surface était boursouflée et qui a été rendue unie . 60 «
Fourni un châssis pour un tableau de Rubens représentant l'Apothéose d'Henri IV*, de 21 pieds
5 pouces sur 12 pieds i20it
Un autre châssis pour un Rubens représentant le Couronnement
de la Reine ^, de 22 pieds 4 pouces
sur 12 pieds i pouce 124^
Pour avoir tendu les dits tableaux sur leurs châssis .... iSft
Total 2,092^ 8 s. 4 d.
1. Ce tableau, ainsi que le suivant, provient de l'église Notre-Dame de Paris. L. Tuetey, t. II, p. 220; Villot, n° 296; C. S., n° 482.
2. Voir la note du mémoire du 24 juillet, p. 222. Il s'agit du même tableau.
3. Plutôt la Présentation au Temple que la Circoncision. Voir la note du mémoire du 24 juillet, p. 221.
4. Onzième tableau de la série de la Vie de Marie de Médicis. Villot, n° 444; C. S., n° 2096.
5. Dixième tableau de la même série que le précédent. Villot, n° 443; C. S., n" 2094.
23o LA COMMISSION DU MUSEUM
Nous, commissaires du Muséum national soussignés, certifions que, vérification faite de tous les ouvrages ci-dessus énoncés, nous avons arrctc le présent mémoire h la somme de deux mille quatrevingt-douze livres huit sols quatre deniers.
Paris, le 26 juillet 1793, l'an 2« de la République, une et indivisible.
Vincent, P. Cossard, Jollain, Regnault, BossuT, Pasquier.
Archives nationale? F'^ loSg, n" i.
Garât a Bavard,
INSPECTEUR GÉNÉRAL DU GaRDE-MeUBLE.
Le ministre de l'Intérieur
à l'inspecteur général provisoire du Garde-Meuble
de la République.
Paris, le 27 juillet 1753, etc.
La Commission du Muséum demande, citoyen, que je les autorise à choisir dans le Garde-Meuble les tables, les vases et autres objets qui lui paraîtront propres à décorer le Muséum. Il n'y a point de temps à perdre, soit pour fixer le choix, soit pour opérer le transport et l'arrangement au Muséum des objets qui pourront convenir à son embellissement. Vous voudrez bien en conséquence vous concerter sans aucun délai avec cette Commission et avec les commissaires de celle des monuments à qui j'en écris, pour les aider de vos indications, leur laisser toute liberté du choix et seconder de tous vos moyens l'exécution des vues de la Commission du Muséum.
Archives nationales, F''^ loSg, n' i.
Garât a la Commission des monuments.
Le niinist7'e de l'Intérieur aux membres de la Commission des monuments.
Paris, le 27 juillet 1793, etc.
Conformément aux vues de la Commission du Muséum, qui désire rassembler dans ce Dépôt national tous les objets propres à l'enrichir et à en augmenter l'éclat et la variété lors de son ouverture prochaine aux regards du public, j'ai donné, citoyens, à l'inspecteur général provisoire du Garde-Meuble de la République les ordres nécessaires pour qu'il ait à favoriser de tous ses moyens la vue, le choix, la délivrance et le transport des tables, vases et autres objets qui pourront convenir à cette destination. Je vous invite, en conséquence, à nommer, sans aucun délai, des commissaires pour procéder, de concert avec le citoyen Bayard et la Commission du Muséum', aux choix à faire en cette circonstance, je m'en rapporte pleinement à votre goût et à vos lumières et n'ai au surplus sur cet objet d'autres indications à vous donner que de mettre à ce choix une certaine sobriété et de rechercher plutôt dans les objets à choisir la beauté des formes et le mérite même isolé de l'art que la richesse de la matière, faite pour offrir à la République une autre espèce, moins noble sans doute, mais
plus utile de produits.
Signé : Garât.
I. Les commissaires désignés furent Moreau, Masson et Lemonnier. L. Tuetey, t. I, p. 25 1 et, p. 35o, état des objets choisis au Garde-Meuble.
Le citoyen Leblond^ secrétaire de la Commission des monuments, au collège des Quatre-Nations. Archives nationales, F'' io36, lobg, n° i.
Garât a la Commission du Muséum.
Le ministre de l'Intérieur aux membres composant la Commission du Muséum.
Paris, le (27) juillet 1793, etc.
J'ai donné, citoyens, à l'inspecteur général du Garde-Meuble de la République, le citoyen Bayard, tous les ordres nécessaires à l'exécution de vos vues relatives au décorum du monument que vous dirigez, et j'ai invité la Commission des monuments à nommer des commissaires à l'effet de se concerter avec vous et avec le citoyen Bayard pour le choix et le transport des tables, vases et autres objets qui pourront vous convenir. Je recommande à cette Commission ainsi qu'à vous une certaine sobriété dans ce triage, et, en vous tenant à la seule beauté des formes et au mérite même isolé de l'art, d'éviter tout ce qui d'ailleurs pourrait offrir quelque attrait par la richesse de la matière; ce dernier genre de mérite est dans les circonstances actuelles susceptible d'une autre sorte d'utilité, et les dispositions législatives qui concernent le Garde-Meuble ne me laissent non plus qu'à vous à cette égard qu'une latitude infiniment resserrée'.
Archives nationales, F>' 1039, n" i.
I. Les objets de matière précieuse devaient être fondus et monnayes.
Décret pour l'ouverture du Muséum ^
27 juillet 1793.
La Convention nationale, sur le rapport de ses comités d'Instruction publique et des monuments, décrète ce qui suit :
Article premier. — Le ministre de l'Intérieur donnera les ordres nécessaires pour que le Musée de la République soit ouvert le lo août prochain dans la galerie qui joint le Louvre au Palais national.
Art. II. — Il y fera transporter aussitôt, sous la surveillance des commissaires des monuments, les tableaux, statues, vases, meubles précieux, marbres déposés dans la maison des Petits-Augustins, dans les maisons ci-devant royales, tous autres monuments publics et dépôts nationaux^ excepté ce que renferment actuellement le château de Versailles, les jardins, les deux Trianons, qui est conservé par un décret spécial dans ce département.
Art. III. — Il y fera également transporter les peintures et statues, bustes antiques qui se trouveront dans toutes les maisons ci-devant royales, châteaux, jardins, parcs d'émigrés et autres monuments nationaux.
Art. IV. — Usera mis à la disposition du ministre par la Trésorerie nationale, provisoirement une somme de 100,000^ par an, pour faire acheter dans les ventes particulières les tableaux ou statues qu'il
I. \'oir sur ce décret, présenté par Sergent, la séance de la Commission des monuments du 26 juillet, L. Tuetey, t. I, p. 248 et 249, note i.
importera à la République de ne pas laisser passer en pays étrangers et qui seront déposés au Musée sur la demande de la Commission des monuments.
Art. V. — Il est autorisé à faire les dépenses nécessaires pour le transport des tableaux et statues dans le Musée, des dépôts particuliers où ils sont maintenant.
Procès-verbal de la Convention nationale, t. XVII, p. 287.
Garât a Le Brun, marchand de tableaux.
Le ministre de l'Intérieur au citoyen Le Brun.
Paris, ce 29 juillet 1793, l'an 2^ de la République.
La Convention nationale vient de décréter, le 27 de ce mois, un fonds de 100.000» pour le mettre à ma disposition pour subvenir aux achats de tableaux et dépenses relatives au Muséum; ce fonds, que je sollicitais, me donne la possibilité d'acquitter les 36,480» dus pour l'acquisition des tableaux faite par mon ordre à la vente de feu Praslin ; je vous invite en conséquence h voir le citoyen Boilleau, que j'en préviens également, pour vous concerter avec lui et vous transporter à la Trésorerie nationale, où vous sera délivré le prix de cette acquisition sur les quittances de droit à délivrer aux commissaires de la Commission des monuments et du Muséum réunis les objets achetés sur leur récépissé en prenant toutes précautions nécessaires à votre décharge, et, en attendant que les formalités de la Commission des monuments soient remplies, j'autorise celle du Muséum à prendre
d'avance connaissance des objets et toutes mesures convenables pour en préparer la place. Vous voudrez bien m'instruire du moment où ces dispositions seront etîectuées.
Archives nationales, F'" lobg, n" i.
Garât a Boileau, huissier-priseur.
Le ministre de l'Intérieur au citoyen Boilleau.
29 juillet 1793.
Le fonds de 100,000^, décrété le 27 de ce mois et mis à ma disposition pour dépenses d'achats relatifs au Muséum, me donne la possibilité d'acquitter les 36, 480*1 dus à la succession Praslin pour achats faits par mon ordre des tableaux désignés par le citoyen Le Brun; vous voudrez bien en conséquence vous concerter sur-le-champ avec lui pour faire effectuer ce paiement dont je vais envoyer le mandat à la Trésorerie nationale. Je vous préviens en même temps que j'ai chargé les Commissions des monuments et du Muséum d'enlever les tableaux et de les faire transporter dans les formes prescrites pour en orner le Muséum national; vous voudrez bien m'instruire du résultat de ces diverses opérations en ce qui vous concerne particulièrement.
Archives nationales, F^^ loSq, n° i.
Garât a la Commission des monuments
ET A CELLE DU MuSÉUM.
Le ministre de ilntérieîir aux citoyens composant la Commission des monuments.
Paris, le 3o juillet 1793, l'an 2«.
Le citoyen Le Brun avait été chargé, citoyens, d'acheter pour le compte de la République, à la vente de feu Praslin, des objets d'art précieux restés jusqu'à ce jour en dépôt chez lui. Le décret du 27 juillet vient de me donner les moyens de payer et faire retirer ces objets. Il m'impose de plus l'obligation de les faire réunir au Musée de la République, et je vous invite en conséquence à nommer sur-le-champ des commissaires qui, de concert avec ceux du Muséum, se transportent chez le citoyen Le Brun., retirent de ses mains en lui en donnant toutes décharges et récépissés ainsi qu'à l'huissier-priseur Boileau, que j'en préviens, les objets dont il s'agit et dont je joins ici l'état, et les remettent à celles des commissaires du Muséum pour être transférés et placés sans délai dans ce Dépôt
intéressant de nos arts'.
Signé : Garât.
Archives nationales, pi' io36.
Le ministre de l'Intérieur aux commissaires du Muséum national.
3o juillet 1793.
Le décret du 27 juillet, citoyens, m'ayant enfin pro-