I. D'après le procès-verbal de la Commune des arts, du
Le ministre de l'Intérieur au citoyen Moreau, capitaine COMMANDANT DE LA GARDE DU MuSÉE ET DE l'exposition DE LA GoMMUNE DES ARTS.
Paris, le (17) août 1793, etc.
Les frais de la garde que vous commandez au Musée et à l'exposition de la Commune des arts se montent, à compter du samedi 10 août inclusivement, jusques et compris le 23 prochain du même mois, tant pour officiers, sous-officiers que pour fusiliers et tambour, à la somme de2,i6g^ 5 s.;sur cette somme, il vous a déjà été payé celle de 591 « 10 s. Il a été aujourd'hui expédié en votre faveur un mandat de la somme de 409^ 2 s. 6 d.; reste par conséquent celle de i,i68tt 12 s. 6 d., laquelle, en conformité de la lettre que j'écris ce même jour au citoyen Bervic, trésorier de la Commune des arts, vous sera par lui payée, au moyen de quoi toute votre garde sera soldée de tout le passé jusques et compris le 23 août prochain. Archives nationales, F'^ i285.
Garât au Directoire du département du Nord.
Le ministre de l'Intérieur aux administrateurs du Directoire du département du Nord.
Paris, le 17 août 1793, l'an 2« de la République française, une et indivisible. La Commission des monuments, établie par décret
20 août 1793, Bervic avait dû payer, pour les 14 premiers jours de garde, la somme de gSStt 12 s. 6 d.; les frais de garde du Salon, en raison de la fermeture de trois salles, furent réduits à Sgtt par jour. Cf. H. Lapauze, Procès-verbaux de la Commune générale des arts, p. 45.
de la Convention nationale, vient de m'informer, citoyens, que vous avez à votre disposition un tableau de Van Dyck, représentant Samt Bernard^ provenant de la ci-devant abbaye d'Anchin, et un autre tableau représentant Une Descente de croix, par Rubens, provenant de l'église des Capucins de Cambrai, et un Christ en agate, d'un travail précieux, provenant de la même église. Ces monuments de peinture et sculpture appartenant à la République, étant jugés dignes d'être placés dans le Muséum national, doivent, d'après la réquisition qui m'est faite par la Commission des monuments, être retirés des dépôts particuliers où ils sont maintenant pour être transportés dans le Musée, conformément à l'article 5 du décret du 27 juillet dernier, dont je vous adresse ci-joint une expédition en forme. Je vous invite, citoyens administrateurs, en exécution de cette loi, à faire parvenir ces tableaux, ainsi que le Christ d'agate, à la Commission des monuments séante au Louvre, pour qu'ils soient placés de suite dans le Musée.
Archives nationales, pi" io32.
LeNOIR a un commis du MINISTÈRE DE l'InTÉRIEUR.
Ce 18 août 1793, l'an 2= de la République, une et indivisible.
Je vous salue, citoyen.
Le public ami des arts se réunit aujourd'hui pour demander au ministre une prolongation de la publicité du dépôt qui m'est contié; je parle en son nom; son désir est de la porter jusqu'au mois de septembre 1909 19
à l'instar de Texposition du Salon. J'ai écrit à ce sujet au ministre de l'Intérieur, tourmenté hier encore par le public. J'ai promis de faire tous mes efforts pour le satisfaire. Je m'adresse à vous, vous priant de rappeler cette demande au ministre et de faire de votre part tout ce qu'un ami des artistes et des arts peut faire pour leur avancement.
J'attends votre réponse aujourd'hui, dernier jour d'exposition, ainsi que je l'ai marqué au ministre.
Je vous réitère le besoin où Laurent est d'argent; quand à moi, faites comme pour vous.
Salut et fraternité.
Lenoir, Garde du dépôt des monuments.
Archives nationales, F''' i285.
Garât a Lulier, procureur général syndic du département.
Le ministre de l'Intérieu?'
au procureur général syndic du Département
de Paris.
Paris, ce 18 août 1793, l'an 2^ de la République française.
J'ai reçu, citoyen, la lettre que vous m'avez écrite en réponse à la mienne du 3 de ce mois relative aux mesures à prendre de la part du Directoire du Département pour l'exécution du décret du 27 juillet dernier, qui a ordonné le transport au Muséum des monuments, tableaux et autres objets précieux qui se trouvent dans les différentes maisons nationales. J'ai
VU avec satisfaction que le Département a apporté toute l'activité possible à donner les ordres nécessaires pour procéder aux opérations urgentes que les circonstances exigent.
Vous trouverez ci-joint, citoyen, ma première lettre et l'expédition en forme du décret du 27 juillet, que vous m'avez renvoyés par erreur avec la lettre qui m'en accuse la réception.
Archives nationales, F" loSy, n° 6.
Garât a Lenoir.
Le ministre de l'Intérieur
au garde du Dépôt des monuments nationaux
aux Petits- Augustins .
Paris, le 18 août 1793, etc.
Citoyen,
Conformément au vœu du public, je vous autorise, citoyen, à proroger l'exposition publique du Dépôt qui vous est confié jusqu'au moment où cessera celle du Musée de la République et du Salon de peinture. Je ne doute pas que vous ne continuiez d'apporter à cette exposition intéressante les mêmes soins et la même surveillance. J'informe le Département de Paris de la prorogation, afin qu'il ait à donner les ordres nécessaires pour la continuation de la garde qui a dû y être établie.
Archives nationales, F^' i285.
Le ministre de l'Intérieur aux administrateurs du Département de Paris.
Paris, le (18) août 1793, etc.
Je vous informe, citoyens, que, conformément au
vœu du public qui m'a été transmis par le citoyen Lenoir, j'ai cru devoir proroger l'exposition du Dépôt des monuments, établi aux Petits-Augustins, jusqu'à la cessation de celle du Musée de la République. Je vous invite en conséquence à donner les ordres nécessaires pour la continuation de la garde que vous avez dû y établir.
Archives nationales, F'" i285.
Les commissaires du Muséum et du Salon a Garât.
Paris, ce 18 août 1793, l'an 2« de la République, une et indivisible.
Citoyen ministre,
Les commissaires du Muséum et ceux du Salon se sont réunis pour répondre aux questions que vous leur avez adressées.
L'ouverture publique de ces deux expositions s'est faite le 10 du courant.
Depuis cette époque il y a eu quelques légères variations de la part des capitaines pour les postes du Salon; ce qui comprend aussi la galerie d'Apollon, les salles et la ci-devant Académie et leurs issues.
Le nombre des postes au Muséum a été et peut demeurer invariable; il occupe, savoir :
i factionnaire au bas de l'escalier;
I factionnaire à la porte du Salon qu'il faudra toujours considérer comme vestibule du Muséum;
1 à la porte du Muséum et 20 dans son intérieur : ce qui compose en tout 2? hommes toujours en activité.
Les salles susdites et rAcadémie^ seront fermées aujourd'hui et cesseront d'être publiques à compter de demain 19, le service de l'exposition du Salon va conséquemment se réduire à 14 factionnaires.
Ainsi donc, citoyen ministre, si vous distrayez des états qui vous ont été présentés par les capitaines ce qui a rapport au Muséum, comme il est énoncé ci-dessus, le surplus est à porter au compte de l'exposition du Salon et à prendre sur la somme de six mille livres qui est aux mains du trésorier de la Commune des arts.