‹ La Commission du museum et la creation du Musee du LouverChapitre 86 sur 134 · Lire : de Simon Vouet · texte numérisé non relu

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et la création du musée du louvre. 3og

Rapport sur le mémoire de Carlier, peintre.

i5 septembre 1793.

Le citoyen Carlier, peintre au Muséum, un mémoire d'ouvrages par lui faits pour restauration de tableaux, ordonnée par les commissaires du Muséum national, ledit mémoire, par eux certifié et arrêté, se monte à 628*.

On propose au ministre d'ordonner que sur le fonds annuel de 100,000** décrété le 27 juillet dernier pour l'acquit des dépenses du Musée de la République, il sera payé par les commissaires de la Trésorerie nationale au citoyen Carlier^ peintre, et sur sa quittance, pour les causes ci-dessus énoncées, la somme de six cent vingt-huit livres, en vertu d'un mandat à échanger contre une ordonnance de pareille somme qui sera expédiée à cet effet.

Décret du 2" juillet ijgS.

Fonds annuel de 100,000^ mis à la disposition du ministre de l'Intérieur pour l'acquit des dépenses du Musée de la République.

Je prie les commissaires de la Trésorerie nationale de faire payer, sur le fonds annuel de 100,000 ^ décrété le 27 juillet 1793 pour l'acquit des dépenses du Musée de la République, au citoyen Carlier, peintre, et sur sa quittance, pour ouvrages par lui faits pour restauration de tableaux ordonnée par les commissaires du Musée, la somme de six cent vingt-huit livres, à charge d'échanger le présent mandat contre une

ordonnance qui sera ensuite expédiée et employée dans la distribution du

Paris, le i5 septembre 1793.

Le ministre de l'Intérieur.

Archives nationales, F'" i285.

Paré a la Commission du Muséum.

Le ministre de V Intérieur aux commissaires composant la Commission du Muséum français.

Paris, ce i5 septembre 1793, l'an 2<= de la République, une et indivisible. Les commissaires de la Commission des monuments, chargés, en vertu de la loi du 27 juillet dernier, d'opérer le triage et la désignation des objets précieux et monuments d'art dignes d'orner ce Muséum, me préviennent, citoyens, qu'ils ont noté et désigné à la manufacture nationale des porcelaines de Sèvres : 1° une collection d'environ 52o vases étrusques, de différentes formes et grandeurs, vendus au ci-devant roi par le citoyen Denon, et que feu d'Angiviller avait déposés à cette manufacture ^ ; 2° un vase de porcelaine non monté, pareil à celui qui orne déjà le Muséum, avec ses bronzes en corde et enfants^ ; 3° le vase de porcelaine bleue à bas-reliefs, orné de bronzes dorés, pareil à celui qui est déjà déposé

1. Cette collection de vases antiques est restée et est encore conservée à la Manufacture de Sèvres.

2. Ces deux vases monumentaux, avec montures de bronze, — Enfants et cordelière, — sont actuellement au Musée du Louvre, salle des Verres et des Grès.

au Louvre '. Je vous invite, en conséquence, à vous concerter sur-le-champ avec les commissaires de la Commission des monuments pour en opérer l'enlèvement et le transport dans les formes prescrites et à procéder ensuite au placement de ces objets dans la galerie destinée à les recevoir. Vous voudrez bien m'instruire, au surplus, dès que ces diverses opérations seront terminées.

Archives nationales, Fi''io5g, n° i.

Paré a Audrein^.

Le ministre de l'hitérieur au citoyen Audrein.

Paris, ce i5 septembre 1793, l'an 2^ de la République française, une et indivisible. Le décret du 27 juillet dernier, citoyen, en ordonnant l'ouverture du Muséum français, m'a chargé d'y faire transporter et d'y réunir tous les monuments d'art que la Commission établie à cet effet et récemment conservée désignera comme dignes d'y figurer avantageusement. Il existe à la manufacture nationale de Sèvres une collection rare de vases étrusques,

1. Un seul vase monumental bleu, avec bas-relief circulaire en biscuit de Sèvres, garniture en bronze en partie dorée, se trouve actuellement au Musée du Louvre, troisième salle du mobilier. Un autre vase semblable est conservé au palais Pitti, à Florence, où il fut envoyé probablement par Napoléon I"'.

2. En vertu d'un décret du 25 juillet, Yves Audrein, député du Morbihan, avait été adjoint à la Commission chargée de préparer la vente des meubles et immeubles de la Liste civile. Voir, sur la visite des commissaires des monuments à la Manufacture de Sèvres, L. Tuetey, t. II, p. 160 et 161.

vendue par le citoyen Denon au ci-devani roi, laquelle mérite réellement d'être exposée à l'admiration des artistes, et, comme telle, les commissaires de la Commission des monuments l'ont désignée pour être transportée dans la galerie destinée à recevoir ces chefs-d'œuvre. Je crois, en conséquence, devoir autoriser la Commission du Muséum à les recevoir, ainsi que deux autres vases dont les pareils sont déjà exposés au Louvre et attendent leurs pendants. Je vous en préviens, citoyen, comme chargé par la loi du lojuin de la revision des établissements de la ci-devant liste civile et du récolement du mobilier national. Je vous prie, en conséquence, de donner, en ce qui vous concerne, l'approbation nécessaire à l'exécution des mesures auxquelles je suis déjà autorisé spécialement par le décret du 27 juillet dernier.

Archives nationales, pi'' 1059, n° i.

Paré a la Commission des monuments.

Le ministre de l'Intéi-ieur aux citoyens composant la Commission des monuments.

Paris, ce i5 septembre 1793, l'an 2= de la République, une et indivisible. Les commissaires chargés de vos pouvoirs pour visiter la manufacture de porcelaines de Sèvres et opérer le triage des objets précieux qui doivent orner le Muséum français m'instruisent, citoyens, par leur rapport du 3o août' dernier, qu'ils ont jugé dignes

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