ROGER DE GAIGNIÈRES
Document communiqué et annoté par M, G.Duplessis,
Nous avons précédemment donné dans la Galette des Beaux^ Arts (livraison de mai 1870), une notice sur Roger de Gaignières, dans laquelle nous avons fait connaître, autant qu'il nous a été possible, les collections iconographiques de cet amateur célèbre,- et dans laquelle nous avons dit le sort qu'avaient eu ces collections d'un intérêt immense ^ Un nouveau document, que nous a obligeamment communiqué M. Campardon, nous amène à revenir une seconde fois sur cet amateur qui occupe, à juste titre, un des premiers rangs dans la curiosité. Publier textuellement ce document nous paraît le mojen le plus sûr d'éviter les redites, et la meilleure manière de nous fiiire
pardonner une omission regrettable.
I. Voy. aussi le chapitre que M. Léopold Delisle a consacré au Cabinet de Gaignières dans son ouvrage intitulé : Le Cabinet des Manuscrits, t I, p. 335*356, qui fait partie de la collection de travaux historiques Imprimés par les soins de la ville de Paris.
(21 février 171 5).
L'an 171 5, le jeudi 21 février, heure de midi, nous Hierosme d^Argouges, chevalier seigneur de Fleury, conseiller du Roi en ses conseils, maitre des requêtes honoraire de son hôtel, lieutenant civil de la ville, prévôté et vicomte de Paris, pour l'exécution de Tordre du roi à nous adressé par une lettre de M. de Torcy, secrétaire d'Etat, daté du 20 du présent mois, à nous remise cejourd'hui par le sieur de Qérambault, pour connoitre l'état dans lequel est le sieur de Gaignières et pour examiner quelles précautions on peut prendre pour la conservation et sûreté de ce qu'il a donné au roi, et être ensuite rendu compte de notre avis à Sa Majesté; et après avoir pris lecture d'un contrat passé par devant Chèvre et Lefèvre, notaires au Châtelet, le 19 février mil sept cent onze, par lequel messire François Roger de Gaignières, ancien gouverneur des ville, château et principauté de Joinville a, après la permission qu'il en a>.obtenue, donné au roi ce acceptant par M. de Torcy pour Sa Majesté et par son ordre, tous les manuscrits tant en parchemin qu^en papier, au nombre déplus de deux mil, traitant de plusieurs histoires et de dijSërentes matières et de tous les livres, ubleaux, estampes et toutes les autres curiosités et autres choses composant lors tous les cabinets et galeries du s^'de Gai* gnières dont il est dit qu'il seroit fait un état pour être annexé à la minute dudit acte, ensemble tous les autres manuscrits, livres, tableaux, estampes et curiosités et autres choses qui se trouveroieot appartenir audit si^r de Gaignières lors de son déceds aux exceptions et sous les