DE ROGER DE GAI6NIÈRES
duc de Mayenne^ le président Lejay : desquels tableaux ledit Remy nous a dit qu'il y en a panie appartenant à Sa Majesté, ainsi qu'il Ta entendu dire à son maître; et ensuite avons dit audit sieur de Gagnières que nous avions^ en exécution de l'ordonnance de M. le lieutenant civil, £ait renfermer partie des effets appartenant à Sa Majesté et demandé s'il trouvoit bon que nous fissions aussi transporter dans ses bibliothèques ceux qui sont dans sa chambre, a répondu que oui.
Dans ladite chambre, Jiedit Remy nous a ouvert une armoire dans laquelle se sont trouvés plusieurs tomes de livres et curiosités imprimés en papier, et plusieurs anciens parchemins, dont nous avons fait faire aussi des paquets qui ont été portés, en notre présence, dans la bibliothèque du bout du corridor, et ensuite, après avoir fermé la porte de cette bibliothèque, sommes retourné avec lui dans la chambre dudit sieur de Gagnières, où il nous a encore ouvert une autre armoire, sur un des battans de laquelle nous avons trouvé écrit sur un petit morceau de papier, collé en dedans^ les mots qui suivent : « Tout ce qui est dans cette armoire appartient à M. le marquis de Blanchefort et ^1 me survit de moi (sic) il faut lui rendre. Fait à Paris, ce huit juillet 1708. » Signé: de Gagnières; et à la marge de cette inscription est encore écrit : « J'approuve ceci : Blanchefort. 171 1. » Signé : de Gagnières. Et en même temps, voyant dans cette armoire qu'il n'y avoit que des estampes, quelques tomes de livres dont un en plusieurs tomes intitulé le Roman des Romans, plusieurs feuilles de papier qui sont des dessins de tapisseries et d'armoiries qui font partie des effets de Sa Majesté, nous les avons fait mettre en paquets, et ne s'étant trouvé dans cette armoire aucun effet de M. de Blanchefort, sommes enquis dudit Remy
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pouiquoi se trouve rinscriprion ci dessus énoncée au dedans de cette aimoire puisqu'il ne s'y trouve rien pour la.maison de Blanchefort: iLnous a répondu que feu M. le marquis de Blanchefort avait prié autrefob M. de Gagnières d'examiner les titres et papiers de sa ÊimiUe qu'il l4ii avoit remis lors entre les mains^ les* quels ledi« sieur de Gagnières auroit renfermés dans cette armoire^ et qui ont été depuis rendus audit sieur de Blanchefort; pourquoi ils ne s'y trouvent plus aujourd'hui. Et ensuite avons fiiit transporter ksdits paquets dans la bibliothèque du bout dudit corridor que nous avons refermée pour retourner, comme nous avons fait, dans la chambre dudit sieur de Gagnières^ où nous avons encore fait ouvermre en sa présence, de son consentement, de deux petits bureaux étant l'un sur Tautre, avec une seule clef qui s^est trouvée parmi celles qui nous ont été remises par ledit Remy, et ayant examiné les tiroirs d'iceux, n'y avons trouvé que des papiers et plusieurs lettres missives et titres appartenant audit sieur de Gagnières. Pourquoi les avons laissés dans le même état qu'ils s'y sont trouvés, sans en avoir fait aucune -description.
Plus, sommes descendu «u premier appartement dans deux chambres qui sont actuellement occupées par madame la marquise de Blanchefort que nous y avons trouvée dans la seconde chambre où elle couche, et sommes entré d'abord dans un cabinet à un des OÔtés du lit, oti nous avons trouvé plusieurs tableaux que nous avons &it porter à la bibliothèque du fond du corridor du second étage, dont nous avons refermé la porte, et sommes retourné en la chambre où couche ladite dame, où étant, sommes entré dans un autre cabi«> net qui est de l'autre côté du lit, dans lequel se sont
paTeiUemeat trouvé plusieurs tableaux et Uii bureau 40Al les tiroirs se soat trouvés fermée à clef^ lesquels nous. a vdtis, ouvert en présence dudit Remy, avec une seule def ^qui d'est trouvée avec les audres quUl nous a recuises,, et dans lesdits tkoîfs ne s'y sont trouvé que éw% rouleaux de jetops oi|, roédailles de cuivre et quelqjHes curiosités que nous avons remises tous dans un des tiroijs dudii: bureau et que nous avons fait porter» avec tes tableaux qui ^e (M>nt trouvés dans ce second cabiœt, dans la première bibliothèque du second étage^ où nous avons ouvert le tiroir d^une petite tabk couverte d^ua taftts vert, et dans icelui avons remis, avec plusieiue autres médailles qui y sont» les deijuc routeaux de mé« dailles ou jetons de cuivre qui $e sont trouvés dans le bureau du second cabinet du premier étagfc, et avons rrfermé ledit tiroir avec sa clef qui est restée es mains de nous commissaire. De laquelle bibliothèque nous sommes sorti et en avons fermé la porte avec ses deux defe dont nous en avons laissé une entre les mains dudit Reniy, et nous sommes retiré de ladite maison une heure après*midi, etc.
Et ledit jour, 25 février 171 5» sur lejs trois heures api;ès midi, nous commissail^ susdit, sommes trans* porté en la maison dudit sieur de Gagnières, où étant monté au second étage, sommes entré dans une chambre où nous Tavons trouvé assis da^is un âiuteùil, et lui ayant dit que nous allions continuer de renfermer dans sa biUipthèque les efiets appartenant à^Sa Majesté» à quoi il a consenti. Pourquoi, et en exécution de l'ordonnance de M. le lieutenant civile nous sommes sorti de sa chambre et entré dans le corridor iqui conduit auxdites bibliothèques, nous avons trouTji un bas d'armoire que nous avons ouvert avec sa
clef qui s'est trouvée parmi celles qui nous ont été remises par ledit Remy, et dans ce bas d'armoire s*y* sont trouvés plusieurs paquets d'armoiries, d'estampes ou d'armoiries gravées de différentes maisons, que nous avons fait mettre en paquets et porter dans la biUiothèque du bout du corridot que nous avons ensuite refermée. Et sommes revenus ouvrir un coffre de bois qui est dans icelui, près ledit bfts d'armoire, et l'ayant ouvert avec sa clef, s'y sont trouvés plusieurs paquets d'estampes que nous avons fait porter dans ladite bibliothèque du bout dudit corridor dont nous avons refermé la porte; et sommes descendu par un petit escalier à la porte d'une entresoUe qui est entre le premier et le second appartement où nous avons été conduit par ledit Remy, et en ayant ouvert la porte avec sa def, nous sommes entré dans cette entresoUe où nous avons trouvé plusieurs tablettes remplies de livres imprimés et d'autres papiers imprimés et manuscrits dont nous avons fait &ire beaucoup de paquets que nous avons fait transporter, pendant tout l'après-midi, dans la bibliothèque dudit second étage, dont nous avons refermé la porte avec ses clefs, dont l'une est restée es mains dudit Remy, et l'autre en notre possession, et nous sommes retiré à sept heures et demie, etc.
Et le mardi, 26 février 171 5, sur les sept heures du matin, nous commissaire susdit, sommes transporté en la maison dudit sieur de Gagnières, où étant moiité dans sa chambre, au second étage, l'avons trouvé assis dans son feuteuil, lui avons dit que nous allions continuer de faire renfermer les effets appartenant à Sa* Majesté, ce qu'il a trouvé bon. Après quoi nous sommes entré dans son antichambre, où se sont trouvés en évidence plusieurs tableaux attachés contre les murs, dont quatre