‹ La Commission du muséum et la création du Musée du Louvre (1792-1793) [Documents recueillis et annotés]Chapitre 161 sur 274 · DE MOSAÏQUES · texte numérisé non relu

DE MOSAÏQUES

vail; c'est pourquoi, si ce projet peut plaire à Monsieur le G>ntr61eur générai des finances, on lui deniande seuletnent d'autoriser les sieurs Molinos et Legrand à faire choix des artistes qu'ils jugeront propres à ce travail et à fournir à ces mêmes artistes et ouvriers les matières nécessaires pour la fabrication, à leur rembourser les feux frais que ce travail, tout nouveau pour eux, leur occasionnera, ainsi qu'à les dédommager du tems qu'ils y emploieront.

On pense qu'avec une somme d'environ 2,000* on pourra faire un premier essay très-mauvais, un second un peu moins ridicule, et peut-être enfin un troisième plus passable, qu'on aura l'honneur de présenter à Monsieur le Contrôleur général.

Si Ton étoit assés heureux pour réussir dans cet essay^ on demanderoit alors au Ministre la permission d'entreprendre pour premier ouvrage un portrait de Sa Majesté d'après le meilleur tableau fait jusqu'à présent et de le placer à la Bibliothèque^ du Roy comme un monument éternel de l'origine de cet art en France et de la protection que Monsieur le Contrôleur général aura bien voulu lui accorder.

(Archives nationales O^ 19 17.)

Le fait de ce projet de Molînos et de Le Grand, qui n'est pas le seul sur ce point, est d'autant plus curieux dans le moment où M. Gamier vient de faire un si heureux emploi de la mosaïque à fonds d*or dans les yoûtes de la galerie donnant sur l'escalier du nouvel Opéra et sur laquelle ouvrent les portes du grand foyer. On reviendra du reste ici même sur les anciens essais tentés pour naturaliser en France ce bel art de la mosaïque, si important pour la décoration de l'architecture.

En attendant, donnons une lettre de Bellom, directeur de l'École de mosaïque fondée sous l'Empire.

La lettre de Belloni est de 18 14 et n'a servi à rien. Gomme

358 ÉCOLE DE mosaïque

toutes les institutions du régime déchu qu'il n'étsit pas absoloment impossible de détruire» Vécole de mossique» comme le musée des Petits- Augustins, était condamnée dHivance. On aiwiit pu la joindre aux Gobelins, comme la marqueterie en pierres dures sous Louis XIV; il valait bien mieux la supprimer complètement, pour en rendre d'avance la renaissance comme impossible le jour où, sous Tempire d'un besoin qui existe toujours et dont on ne tient pas assez de compte, on aurait été amené à s'en préoccuper de nouveau. ^

Ajoutons qu'il existe une Notice de deux tableaux en nuH salque par M. Rittaldi, artiste romain, de Pimprimerie de Migneret, 1808, i5 pages petit in-8'. Cette plaquette, probablement fort rare aujourd'hui, est signée C. C. Elle nous apprend que l'exposition des deux tableaux de Rinaldi qui représentaient les Ruines de Pestum et l'éruption du Vésuve en 1794 avait lieu à Frascati, rue de Richelieu, au coin du boulevart, de dix heures du matin à quatre heures du soir. La notice avait sans doute

été faite pour être distribuée aux visiteurs.

A. de M.

Mosaïque. Paris, ce 7 mars 18 14.

Le Directeur de VÉcole impériale de mosaïque à M. Peyre, architecte des batimens civils^ etc.

Monsieur,

En reponce de votre lettre du 5 mars, j'ai l'honneur de vous donner ci-après les renseignements que vous me demandez.

Le budjet de T École impériale de Mosaïque est uni au budjet de TÉcoIe de gravure sur pierres fines; dans le crédit destiné aux deux Écoles, il a toujours eu une petite somme réservée aux dépenses imprévues.

L'École impériale de mosaïque n'a pas eu aucune dépense extraordinaire dans Pan 18 14; mais j^ignore si l'École de gravure des pierres fines n'aye pas employé la totalité des fonds accordés dans le susdit budjet.

Le chef de la première division ou le chef du Bureau

DE BELLONI. SSg

des Arts pouront vous doner des détails exacts^ et vous indiquer les moyens que vous pouvez emploier pour demanderas. Exe. le Ministre de Pintérieur le remboursement des frais, que vous avez faites en dressant Pétat des lieux composant les bâtiments des cy devant Cordelliers.

J^ai rtionneur d'être avec parfaite considération,

Belloni.

Sur Padresse: Monsieur *- Monsieur Peyre, neveu, — architecte des Batimens civils, etc., etc. — Rue du Battoir, n® 20. — Paris.

(Collection de M. Benjamin Fillon.)

Charles-Etienne GAUCHER

Page 1