COURS DB DEMOISELLES
dispositions que vous aviez trouvé dans l'enfant que cette auguste princesse avait confié à mes soins pour le talant, comme à mon honneur, à ma probité quant aux mœurs.
J'ai Phonneur d'être, etc.
A Paris, ce 20 juillet 1787.
Deux jours après, Suvée, encore tout ému de la mesure prise par M. d'Angiviller, lui écrivait une seconde fois dans les termes suivants :
Suvée à M. d* Angiviller .
Monsieur le Comte,
Je vous demande mille pardons si, par mon empressement à détruire l'opinion que Ton a cherché à vous donner de ma conduite, j'ai oublié de vous marquer que j'avais commencé par exécuter vos ordres et suspendre mes instructions. Quoique je sois hors d'état de travailler depuis la lecture de la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire, je n'ose prendre un moment pour me rendre à Versailles et mettre sous vos yeux, monsieur le Comte, des détails relatifs à ce dont il est question, comme à ma situation en général, vu que le tableau que vous m'avez ordonné pour Sa Majesté exige tout le tems qui me reste jusqu'à l'époque qu'il doit être rendu.
J'ose me flatter, monsieur le Comte, que vous êtes
aussi persuadé de mon amour pour l'ordre, la décence
et les mœurs, que du profond respect avec lequel j'ai
l'honneur d'être, etc.
Suvée.
De Paris, ce 22 juillet 1787.
Suvée obtint une réponse très-flatteuseï tout à fait analogue à