B. GREUZE
Ici reposent
Jean-Baptiste Greuze
Décédé le 21 mars i8o5.
Rival de la Nature, orgueil de notre France, Il garda toujours pur l'honneur de ses pinceaux; Il peignit la vertu, Tamltié, l'innocence Et son âme respire à travers ses tableaux.
Louise-Gabrielle Greuze Décédée le i o avril 1 8 1 2
Anne-Geneviève Greuze Décédée le 5 novembre 1842
Ses filles.
On sait de reste la date de la mort de Greuze, mais je donne cette épitaphe , qui se trouve au cimetière Montmartre, pour deux raisons. Elle a été relevée et m'a été donnée il y a bien longtemps par un homme, mort déjà depuis quelques années, dont il m'est agréable de mettre le nom dans un coin de ce recueil. M. Beaucousin n'était que le commis de M. Dumoulin, l'éditeur dévoué des Anciennes Archives, mais il était aussi honorable et aussi serviable que simple, et tous ceux qui Pont connu ont gardé le souvenir de la modestie, même timide, de cet excellent homme, qui a été presque un demi-collaborateur des Anciennes Archives par toutes les transcriptions qu'il était toujours prêt à faire. L'autre raison est plus générale et plus importante. Les cimetières parisiens sont pleins de tombes d'artistes modernes ; la date de la mort de presque tous se retrouve dans les journaux, où l'on ne peut guère aller la chercher que quand on la sait déjà à peu près, et aussi dans les recueils spéciaux où elle est plus accessible; mais le texte complet de leurs épitaphes, qui donnent souvent beaucoup plus, n'a été recueilli nulle part. Quelqu'un qui aurait du loisir et qui se donnerait la tâche de les relever d'une façon complète et d'en présenter la réunion, ferait un travail à la fois curieux et tout-à-fiait. utile. C'est donc un appel que nous faisons ici à la bonne volonté de nos amis, et la Société de rhistoire de l'Art français accueillerait avec la plus grande recon-
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naissance un travail de ce genre qu'elle se ferait honxxeur de publier immédiatement. On y a mis et l'on complétera dans le prochain volume les épitaphes des artistes Français in humés dans les ^ises de Rome; pour foire mentir le proverbe: « Nul n*est prophète en son pays, » il serait vraiment convenable de ne pas négliger les épitaphes d'artistes qui se trouvent sous notre main à Paris et dont, avec le. temps, une partie se perdra irrémédiablement si on ne -pense pas à les relever méthodiquement d'une feçon complète.