LETTRE DE J. J. DE B0I8SIEU
Le paquet, contenant le tout entre 2 cartons, envellopé ^e toile cirée et à votre adresse, partira demain 2& de ce mois. Si je peux trouver mon ancienne gravure diaprés Herman S,, je vous la réserveray.
A Monsieur, — Monsieur C. P. G. Prestel, — marchand d^estampes et autres objets — d'arts, rue Kldne Sandgasse, Litt. K., — n* 61, — à Francfort s. M.
A propos de Boissieu relevons ce renseigneinent qui se trouve dans la courte et sobre notice biographique que M. de Forbin a écrite sur lui-même et qu'après sa mort M. de Marcellus, son gendre, a imprimée en tête du livre publié chez l'éditeur Challamel : Le Portefeuille de M. de Forbin, etc. Paris, 1843, in-4*.
te II éprouva, dès sa première jeunesse, les plus douloureuses peines du cœur. Après le siège de Lyon, où il combattit à côté de son gouverneur, qui y perdit un bras, et où un domestique fidèle de sa famille fut tué à côté de lui, il vit périr sur Téchafeud révolutionnaire son père et son oncle. La fortune entière de sa fiamille ofAnt été confisquée ou anéantie à cette époque, il fut sauvé de la misère et de toutes ses suites, si fatales à cet âge, par les soins de M. de BoiBsieuz,.de Lyon, excellent dessinateur, également célèbre par ses ouvrages et par ses vertus. » Voilà certes un de ces services d*honnéte homme qu'il est agréable de rappeler, qui n'ajoute rien au mérite des eaux-fortes du maître lyonnais, mais qui à coup sûr est loin de les gâter.
L'accord d'un beau talent et d'un beau caractère
augmente l'estime qu'on doit avoir pour celui chez lequel il se
rencontré.
A. de M.
BLONDEL (merry-joseph)
Blondel (Merry-Joseph) , peintre d'histoire, ancien
pensionnaire de l* Académie Française à Rome, A Son Excellence le Ministre de la Maison du Roi.
Monseigneur, — Tout en suppliant Votre Excellence d'agréer mes remercîments du nouveau travail dont elle daigne me confier l'exécution, me sera-t-il permis de lui témoigner tout le chagrin que Réprouve de n'être pas compris au nombre des artistes auxçjuels Sa Majesté dans sa munificence royale vient d'accorder la croix d'honneur.
Le genre de peinture, dont je suis occupé spécialement depuis sept années pour la décoration des plafonds de diverses maisons royale^, semble être pour moi une espèce de proscription. La difficulté qu'exige cette peinture par sa position souvent horisontale laisse peu de charme et ôte à celui qui en est chargé tous les moyens de plaire. Ce n'est donc qu'à l'aide de calculs continuels tt de grandes fatigues qu'il peut arriver à satisfoire.
La chute d'Icare, Éole déchaînant les vents, dans la salle ronde au Louvre, plusieurs sujets de l'histoire de Diane dans lé salon de Diane à Fontainebleau et le Différent de Minerve et de Neptune dans le cabinet du Roi au Louvre, sont mes ouvrages en ce genre.
Puis enfin quatre grands tableaux d'histoire, qui ont été exposés aux Salons de 1812, 1814, 1816, 1818,
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dont celui de Zénobie fait partie de la galerie du Luxem*
bourg.
Voilà, Monseigneur, les titres que j'ai l'honneur de soumettre à Votre Excellence. Ils sont appuya de la flatteuse approbation des principaux chefs de notre École, qui en cette circonstance ajoutent encore à la bienveillance qu^il^ n'ont cessé de me témoigner.
J'ai l'honneur d'être. Monseigneur, de Votre Excellence le très-humble et très obéissant serviteur,
Blondel jeune.
Je me joins bien volontiers aux recommandations suivantes qui sans doute doivent avoir plus de poids que ta mienne. Quatremère de Quincy.
-^ Je pense que beaucoup de membres de PAcadémie reconnoîtront la justice de la réclamation de M. Blondel et la validité des motifs sur lesquels il l'appuie. En mon particulier je me fais uû devoir de l'appuier, et, si î'ose joindre ma recommandation aux instances de M. Blondel, c'est dans la persuasion que S. ExcelleiKS n'y verra qu'un hommage rendu à la justice. Guérin, membre de l* Académie Royale des Beaux-Arts.
— Je me joins à M. Guérin* Regnault, membre de f Institut.
— Je m'empresse de me joindre à mes deux confrères^ MM. Regnaud et.Guérin pour appuyer la demande de M. Blondel, et je m'estimerai heureux si mon sufiirage pouvait contribuer à Ssiire obtenir à cet estimable artiste une récompense qu'il a dignement méritée. F. Gérard.
— Le plafond d'Éole déchaînant les Vents, peint,par M. Blondel et digne des plus grands maîtres, demande mieux que nous le pourriops faire auprès de la justice de S. Excellence^ Gros.
M. J. BLONBEL. 47 1
— Je pense que lès réclamations de M. Blondel sont fondées sur des titres valables et que le public a été à même d'apprécier, et j'appuye les témoignages qu'il a reçus de mes conhires., C« Pnitpiftji:. ...
— Je me joins d'autant plus volontiers au voeu de mes confrères que j'ai une occasion particulière d^aprécier les talents de M. Blondel qui a exécuté les peintures du Salon de la galerie de Diane à la satisfaction des, artistes qui l'ont vu. Hurtouit, membre de VInstitut.
— J.'F. Lemot, membre de l'Institut. — Pojrat, membre de l'Institut. — Percier, membre de l'Institut.
— Galle aine, — Alex. Tardieu, membre de l'Institut.
— Ramejr, de l'Institut. — Cartellier. — Jouffrqy, de rinstitut. — C. Vemet^ membre de l'Institut. — L. Cherubini, membre dt l'Institut. — Le Sueur, comp., membre de Plnstitut. — H. Berton, membre de l'Institut. — Le Barbier, membre de l'Institut. — Houdon, de l'Institut.
(Collection de M. Benjamin Finon.)
François-Xavier FABRE
LETTRES
RELATIVES A SES PORTRAITS d'aLFIERI ET DE LA COMTE^E d'aLBANY OFFERTS PAR LUI A LA GALERIE DE FLORENCE ET A l'envoi de LA MÉDAILLE FRAPPÉE EN L^HÔNNEUR DE l'inauguration du MUSÉE DE MONTPELLIER.
Comfnuniquées par M. Eug. MUnt^.
Eccellenza,
La defunta A. S. la Signora G>ntessa d'Albany, nata Principessa di Stolberg, nel suo Testamento solenne del di 29 marzo 1817 aveva lascîato ail' I. e R. Galleria di Firenze il proprio ritratto, quello del O* Vittorio Alfieri, ed un quadro di paese, dipinti tutti tre da me, Francesco Saverio Fabre. — Una donazione posteriore fatto inter vivos dalla stessa signora Contessa, a favor mio, di tutti i libri manoscritti, quadri, ed altri oggetti di Belle Arti che possedeva, ha annuUate le sue anteriori disposizioni risguardanti gli stessi oggetti di Belle Arti, di cui aveva disposto nel suo testamento.
Ciô non ostante, sono nella determinazione di rispettare la volontà délia signora Contessa d'Albany, in quanto ai due ritratti suddetti, e pregp V. E. di mettere ai piedi del Sovrano questo mio riverente desiderio,