‹ La Commission du muséum et la création du Musée du Louvre (1792-1793) [Documents recueillis et annotés]Chapitre 251 sur 274 · NOUVEAUX DOCUMENTS · texte numérisé non relu

NOUVEAUX DOCUMENTS

SDR

Article de M. J. J. Guiffrey.

(Vo]t ci-dessus p. i à 12S.)

Nous pensions, en publiant les documents par lesquels débute ce volume, n'avoir plus de longtemps l'occasion de parler de Mignard et voici que la découverte de nouvelles pièces nous oblige à revenir déjà sur le même artiste et sur sa famille ^ L'importance de ces documents, leur corrélation avec ceux qui sont déjà imprima dans ce même volume nous décident à ne pas en ajourner la publication; s^ils nous ont été indiqués trop tard pour être intercalés parmi les autres dans Tordre chronologique, nous pensons quUl vaut mieux les donner de suite, sauf à les rétablir à leur place dans notre table des matières.

La première pièce qu'on trouvera ci-après fiaisah partie de la collection de M. J. Boilly récemment vendut'.

1. Nous avons aussi omis parmi les anciens auteurs qui ont donné une biographie de notre peintre Pacadémicien Charles Perrault qui, dans ses Hommes illustres^ a publié une notice de deux pages (t. II, p. 91-92) et un portrait gravé par Edelinck d'après la peinture de Mignard lui-même. Sous ce portrait sont placées les armoiries du peintre que nous avons décrites plus haut. Enfin Florent le Comte, dans son Cabinet des singularite:( d'architecture, etc., publié en 1700, a consacré une notice assez étendue à Pierre Mignard et à ses ouvrages (t. III, p. 169-179).

2. Cette vente a eu lieu le 7 décembre 1874 et les trois jours suivants par les soins de M. Etienne Charavay qui a rédigé le

DOCVMBNTS SUR MIGNARD. 5oi

Elle appartient aujourd'hui à M. Alfred Sensier qui veut bien nous autoriser à la publier. Ce court billet offre^ comme on va le voir, un double intérêt. Les lettres auto* graphes de notre artiste sont certainement d'une grande rareté, mais celle-ci nous touche à un autre point de vue; en effet, il est ici question d'un tableau, d'un portrait que Tabsence d'indication précise et de date nous empêche malheureusement de déterminer avec certitude. Ce n*est pas qu'on ne puisse, avec les listes extraites de l'abbé de Monville publiées plus haut, circonscrire le champ des recherches. Il s'agit d'une marquise et d'une marquise peinte avec son habillement ordinaire et non dans un costume allégorique; cette dernière particularité exclut

d'abordleportraitdelamarquisedeSeignelay, représentée en Thétis, et exposée en 1 874 au palais de la Présidence du Corps législatif (voy. ci-dessus p. iSy). Il nous paraît peu probable qu'il s'agisse de la belle marquise de Castellane, que Mignard a peinte en province vers 1659, avant son retour définitif à Paris, non plus que de la marquise de Gouvernet, dont le portrait a été fait vers 1 663 ; la date de la lettre nous paraît postérieure. Un détail insignifiant nous empêche, quelque séduisante que soit au premier abord l'hypothèse, de nous arrêter à l'idée d'un portrait de madame de Sévigné. Et d'ailleurs Mignard a-t-il jamais fait le portrait delà célèbre marquise? Elle-même n'en dit mot dans sa correspondance et l'abbé de Monville n'en parle pas davantage dans sa biographie. D'ailleurs la marquise de Sévigné se serait-elle fait peindre avec une robe à fond d'or* et

catalogue. Nos lecteurs ont trouvé dans le premier numéro du Bulletin de la Société les prix des pièces les plus remarquables de cette vente.

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