Arch. nat. Y 269, fol. 35 1 v
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père en mourant avait porté ses firuîta. C'est probablement le fila aîné de Charles Mignard, neveu par conséquent de la comtesse de Feuquières, qui est cité dans la pièce dont il nous reste à parler.
Ce document, dont nous donnons le texte, est la convention passée entre la dame de Feuquières et le chapitre tout entier des Jacobins de la rue Saint-Honoré, tant pour la construction du mausolée tardivement élevé à la mémoire de Pierre Mignard, que pour des fondations pieuses telles que messes ou saluts^.
Il est au moins étrange de voir figurer ici le nom du sieur Blouin à côté de celui du père de la comtesse de Feuquières. N'aurait-elle pu lui témoigner sa reconnaissance d'une manière plus décente? Malheureusement l'acte qui s'étend avec des détails interminables et un luxe de précision qui ne nous touche guère sur toutes les cérémonies religieuses, l'époque des messes, le nombre des cierges, la quantité des prêtres assistants, glisse trèsrapidement sur le passage qui nous intéresse le plus, le mausolée de Pierre Mignard. Il nous donne toutefois l'indication précise de l'emplacement choisi par la dame de Feuquières, le prix de cet emplacement et la date à laquelle furent commencés les travaux. Nous avions déjà remarqué que Catherine Mignard avait attendu bien tard pour consacrer à la mémoire de son père ce monument fastueux; mais les dépenses qu'entraîna cette fondation, et dont nous ne voyons ici qu'une partie, peuvent bien expliquer et excuser ce retard. Il faudrait retrouver maintenant le traité passé avec le sculpteur Le Moyne pour l'exécution du mausolée, ou tout au moins le prix convenu pour la sculpture. On sait que ce mausolée, commencé en lySS, n'était pas encore terminé en 1742, lorsque Catherine Mignard mourut elle-même et vint rejoindre son père au pied du troisième pilier à gauche dans l'église des Jacobins.