‹ La Commission du muséum et la création du Musée du Louvre (1792-1793) [Documents recueillis et annotés]Chapitre 253 sur 274 · Arch. nat Y 296, f · texte numérisé non relu

Arch. nat Y 296, f

2. Cette maison faisait partie du premier lot échu à Anne Avolara dans le partage de la masse générale des biens de Mignard. Voy. ci-dessus, p. 1 18.

p. lUGNAilB ET SA FAMILLE. 5oj

ment la donatrice se réservait jusqu'à sa mort un logement au premier étage donnant sur la rue de Richelieu. Au surplus ladite donation devait venir en déduction des avantages que la dame Avolara avait promis de faire à sa fille ^ C'était donc moins une véritable donation qu'un avancement d'hoirie. La dame de Feuquières prenait les devants pour s'assurer la propriété de la maison où elle demeurait depuis longtemps dans le voisinage de Blouin.

Avant d'en arriver au dernier document concernant Catherine Mignard, et qui est d'une date très-postérieure, nous allons présenter l'analyse succincte du contrat de mariage du fils aîné de Mignard. Ce contrat porte la date du 5 janvier 1697, et fut enregistré aux insinuations le 3 août suivant.

« Charles Mignard^ écuyer^ gentilhomme servant de S. A. R. Monsieur, fils de France, frère unique du Roi, duc d'Orléans, demeurant à Paris, rue de Richelieu, fils de feu écuyer, Pierre Mignard, premier peintre du Roy et chef des Académies de peinture et sculpture de S. M. et de dame Anne Avolara, jadis son épouse et de présent sa veuve, ses père et mère, épousait damoiselle Catherine de la Gennière, fille de feu Jean de la Gennière, bourgeois de Paris, et de damoiselle Marie Le Roy, jadis sa femme, au jour de son décès sa veuve. Nous n^entrerons pas dans le détail des clauses du contrat; il suffira de dire que les époux avaient choisi le régime de la communauté de biens, suivant la coutume de Paris*. »

Le fils prodigue s'était rangé; la leçon que lui avait donnée son

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