‹ La Commission du muséum et la création du Musée du Louvre (1792-1793). Par Alexandre Tuetey et Jean GuiffreyChapitre 35 sur 132 · Louis Vigée, peintre de portraits · texte numérisé non relu

Louis Vigée, peintre de portraits

ET LA CRÉATION DU MUSÉE DU LOUVRE. 6l

d'ailleurs à cet égard une obligation à Lebrun. Il a fait imprimer ses regrets. Le public jugera entre lui et moi^ Archives nationales, F^' loSg, n° i.

Saint-Jonard a Roland.

Le 17 janvier 1793, l'an 2^ de la République.

Citoyen ministre,

Je réclame votre équité pour que vous veuillez bien ordonner qu'il me soit payé, à compter du 18 septembre dernier jusqu'au jour où vous voudrez bien me faire remplacer dans la commission qui m'a été confiée de la garde des scellés apposés sur les effets existants dans le logement du ci-devant comte de Lorge'^, cour du Vieux-Louvre, par les commissaires chargés de tableaux et du Musée, une somme de trois livres par jour, à cause des frais journaliers que m'ont nécessités et la garde des tableaux et celle des eff"ets.

Le citoyen Pasquier, l'un des commissaires, paraît, suivant la note écrite de sa main au bas du mémoire ci-joint, vous avoir prévenu de ma demande; les citoyens Renaud, Jolain, Cossard, Bossut et Vincent, tous artistes membres de la Commission, sentent,

1. Outre cette lettre de Roland, voir plus loin, n" 45, une sorte de réfutation de la brochure de Le Brun.

2. Grandpré avait remis, non sans difficulté, le 24 octobre, les clefs de l'appartement de Jean-Laurent de Durfort, comte de Civrac, puis duc de Lorges, maréchal de camp, chevalier d'honneur de M"» Victoire, émigré depuis 1791 (voir L. Tuetey, t. I, p. i34 et l'ib).

ainsi que le citoyen Pasquier^ toute la justice de ma réclamation, ce qui me fait espérer, citoyen ministre, que vous voudrez bien y faire droit, d'autant plus que je suis infortuné.

J'ai l'honneur d'être, avec respect, citoyen ministre, votre concitoyen.

Saint-Jonard.

Archives nationales, pi^ loSg, n° i.

La Commission du Muséum a Roland.

Au citoyen Roland^ ministre de l'Intérieur.

(17 janvier 1793.) Citoyen ministre.

Le 18 septembre dernier, le citoyen Saint-Jonard a été établi à la garde des scellés apposés sur les effets existant dans le logement du ci-devant comte de Lorge, au Vieux-Louvre, par les citoyens commissaires de la Commission des tableaux et du musée, et, jusqu'à présent, il a rempli avec zèle et attention les devoirs de cet emploi; mais ses affaires particulières en ayant souffert, et obligé de se relivrer aux soins qu'elles exigent, il vous supplie, citoyen ministre, de le faire décharger de la garde des scellés en question et, en même temps, ordonner que le salaire attribué à la dite garde lui sera payé depuis le 18 septembre dernier, qu'il y a été commis, jusqu'au jour où il en sera définitivement déchargé.

Et sa reconnaissance égalera les sentiments de confiance que votre justice lui inspire.

Pasquier a eu l'honneur de parler de cette petite

affaire au citoyen ministre; il n'a pas besoin de lui recommander une cliose aussi juste.

Archives nationales, F'" 1069, n° i.

Garât ^ a la Commission du Muséum.

Le ministre de l'Intérieur^ par intérim, aux commissaires inspecteurs du Muséum national.

Paris, le 27 janvier 1793, l'an 2* de la République.

Je joins ici une lettre et un mémoire qui m'ont été adressés par le citoyen Saint-Jonard, employé à la garde des scellés apposés sur les efFets destinés au Muséum national et déposés dans le logement dit de Lorges, au Louvre. Ce citoyen réclame son remplacement dans cette fonction et le paiement de ce qui pourra lui être dû pour l'avoir remplie depuis le 18 septembre dernier jusqu'au jour où il sera remplacé. Je vous invite à m'adresser le plus tôt possible un rapport sur cette affaire, en y joignant votre avis tant sur le montant de la somme qui doit être allouée au citoyen Saint-Jonard, que sur les moyens et l'utilité de le remplacer, et la personne que vous croirez convenir à cet emploi.

Archives nationales, F^^ io5g, n" i.

1. Dominique-Joseph Garât, d'abord ministre de la Justice en 1791, succéda à Roland comme ministre de l'Intérieur le 23 janvier 1792. Il ne demeura à ce poste que jusqu'au 20 août de la même année.

Garât a la Commission du Muséum.

Le ministre de l'Intérieur^ par intérim^ aux commissaires inspecteurs du Muséum national.

Paris, le 27 janvier 1793, l'an 2^ de la République.

Je joins ici un mémoire qui m'est présenté par le restaurateur de tableaux Herinckx, montant à 1,214^ et relatif à des restaurations faites à divers tableaux par ordre, y est-il dit, de la Commission des arts, et sous l'inspection du citoyen Grandpré. Aucune pièce justificative à l'appui ne m'indiquant ni la réalité de ce travail, ni le prix qui doit lui être alloué, s'il y a lieu, je vous prie de vérifier le plus tôt possible les faits et de m'en adresser votre rapport, en y joignant votre avis, tant sur la manière dont ces travaux ont pu être ordonnés et exécutés que sur le montant des sommes auxquelles ils sont dans le cas d'être évalués.

Archives nationales, F^^ loSg, n" i.

MÉMOIRE de restauration faite aux tableaux ci-après par ordre de la Commission des arts, sous l'inspection du citoyen Grandpré, par Het^inckx, restaurateur de tableaux.

1792, l'an i^r de la République française. Savoir :

Avoir été occupé à Versailles pour surveiller le

décrochement et le chargement des tableaux pour les transporter à Paris pendant 4 journées, à 1 2 ^

par jour, cy 48*

Avoir nettoyé et ôté des anciens repeints dont les tableaux ci-après étaient chargés et les avoir mis en état :

N°* 119. Des voyageurs sous des ruines, par

Sébastien Bourdon^ 200"^

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