EN DEMANDE I EN RÈGLEMENT
velle vérification pour sa- V o i r si le Muséum a réellement profité de cette dépense, qu'on a en conséquence renvoyé au citoyen P a squier et qui n'estportéici que pour. . Mémoire
Du citoyen Guerrier, vitrier, montante . . . 1,2x3** 4 s. 796^ 3 s.
Total des
mémoires . 13,443^ i s. 8 d. 9,649** 14 s. 11 d. Enfin, on produit un mémoire du citoyen Garnier, serrurier, dont les ouvrages n'avaient point été faits, à la vérité, par l'ordre du ministre ni d'aucun de ses agents, mais, par celui des citoyens Basire et Goupilleau, commissaires de l'Assemblée nationale au II août. Comme ces ouvrages ont eu pour but de faire promptement les réparations nécessaires après la journée du 10 août et de pourvoir à la sûreté du mobilier national par des fermetures devenues indispensables, on estime que le mémoire, montant en demande à 2,127^ i3 s. et réglé à 1,479* i s., doit
être paye sur le fonds de 400,000** destiné à l'entretien des bâtiments de la République.
Tous ces mémoires vérifiés, modérés et réglés par le citoyen Heurtier ^ , inspecteur général des bâtiments de la République, qui pense aussi qu'à l'exception du doreur dont il est à propos de soumettre le mémoire à une nouvelle vérification, les ouvriers employés par le citoyen Grandpré ont réellement travaillé dans la galerie du Louvre et dans le ci-devant château des Tuileries.
On propose au ministre :
De faire payer sur mandats à échanger contre des ordonnances au citoyen Péan, maçon, huit cent cinquante-deux livres un sou dix deniers, ci 852ft i s. 10 d.
Au citoyen Bailli, menuisier, cinq mille trois cent soixantetreize livres neuf sous sept deniers, ci 5,373» g s. 7 d.
Au citoyen Blanpignon, serrurier, cent quatre-vingt-dix-huit livres onze sous, ci 198*1 11 s.
Au citoyen Sevaux, peintre, deux mille quatre cent vingt-neuf livres neuf sous six deniers, ci . 2,42g tt g s. 6 d.
Au citoyen Guerrier, vitrier, sept cent quatre-vingt-seize livres
trois sous, ci 796» 3 s.
Total g,64g»t 14 s. 11 d.
Ces sommes réunies faisant celle de neuf mille six
I. Heurtier (Jean-François) était inspecteur général des Bâtiments du roi dès 1789.
cent quarante-neuf livres quatorze sous onze deniers sur les fonds de 3oo,ooo** décrétés le 9 septembre 1791 et mis provisoirement à la disposition du ministre de l'Intérieur pour les dépenses de la Commission des monuments par le décret du 6 février
On propose ensuite de faire payer de même, par mandats à échanger contre une ordonnance, au citoyen Garnier, la somme de quatorze cent soixantedix-neuf livres un sou sur le fonds de 400,000 ft destiné à l'entretien des bâtiments de la République. Paris, le 8 mai 1793, l'an 2^ de la République.
Approuvé : Garât.
Archives nationales, F* i3i2.
État des sommes a payer aux ci-après nommés.
Savoir :
Au citoyen Péan, maçon . . 852 « i s. 10 d.
— Bailli, menuisier . 5,373 « 9 s. 7 d.
— Blanpignon, serru-
rier 198 tt I I s.
— Sevaux, peintre . . 2,429*1 9 s. 6 d.
— Guerrier, vitrier . 796": 3 s.
Somme à payer .... 9,649 « 14 s. 11 d.
Au nom de la République.
Commissaires, etc., faites payer, conformément au décret du 6 février dernier, aux citoyens entrepreneurs de bâtiments dénommés au présent état la somme de 9,649* 14 s. 11 d., à raison de ce qui
revient à chacun d'eux pour le prix des ouvrages et fournitures par eux faites lors du rétablissement du Muséum national, lesdits 9,649 tt 14 s. 11 d. imputables sur les 3oo,ooo « ordonnées par la loi du 12 septembre 1791 pour encouragement des sciences et arts, lesquelles 3oo,oooft sont à prendre dans les 2 millions destinés pour gratifications de tout genre par la loi du 22 août 1790 sur les pensions.
Fait à Paris, le 12 mai 1793, l'an 2= de la République.
Archives nationales, F* i3i2.
DURAMEAU' A GaRAT.
10 mai 1793.
Citoyen ministre,
Le 20 avril dernier, j'ai eu l'honneur de vous
I. Loilis-Jacqiies Diuameau ou Du Rameau (Paris 1733 -|- Versailles 1796), peintre ordinaire du roi, reçu académicien le 27 août 1774, avait été adjoint à Jeaiirat le i" juillet 1784 (01 1097, fol. 108) comme garde des tableaux du roi, avec promesse de survivance; il dressa, le 3o décembre 1784, un inventaire du Dépôt de la Surintendance de Versailles, en deux parties :
i" Tableaux de choix composant le Cabinet^ disposés dans les appartements au nombre de 369, parmi lesquels avaient été choisis les tableaux dont nous publions la liste p. 3 et suiv.
2° Tableaux et bordures en magasin : originaux, 287; copies, 287; inconnus, 179. Soit, au total, 1,122 œuvres et 106 bordures.
Vers 1785 avait été envoyée au Dépôt de Versailles la collection de tableaux disposés au palais du Luxembourg en galerie accessible au public et la série des compositions de Rubens sur la Vie de Marie de Alédicis,
Les archives du Musée du Louvre conservent deux exemplaires d'un catalogue topographique des tableaux de la Surintendance de Versailles, dressés par Durameau, l'un en 1784, l'autre en 1788. Sur le second inventaire, des notes au crayon
adresser un mémoire dans lequel j'expose le travail de la place que j'occupe, son utilité et le traitement qui y est attaché, en vous priant, citoyen ministre, de me faire connaître vos intentions à mon égard.
En ce moment, le citoyen Couturier, régisseur général des domaines de la Nation à Versailles, me fait savoir qu'il convient que je m'occupe de décorer les grands appartements du château de Versailles du côté du nord, en y faisant placer des tableaux pour les fêtes prochaines de la Pentecôte.
N'ayant d'ordres à recevoir que de vous, citoyen ministre, je vous prie de prendre la peine de me les communiquer directement et de vouloir bien considérer, en même temps, que les tableaux qui ont décoré jusqu'à ce jour le château ne sont plus à Versailles, ils sont maintenant à Paris, au Vieux-Louvre ', et qu'il faut s'attendre à une dépense extraordinaire pour en placer d'autres qui, non seulement, ne sont point de mesures convenables pour décorer ces pièces, mais encore que ceux que je pourrais y placer exigent un nettoyage et une restauration qui tiendrait plus de temps que celui qu'il y a d'ici aux fêtes prochaines.
En conséquence, je crois, citoyen ministre, sauf votre meilleur avis, qu'on peut laisser, en attendant un décret de la Convention nationale sur le château de Versailles''*, les grands appartements de ce château
mentionnent l'état de conservation des tableaux et les réparations qui paraissent nécessaires, citées par M. F. Engerand dans son second volume.
1. Voir l'état des tableaux transportés de Versailles à Paris, p. 3 et suiv.
2. Le 27 septembre 1792, la Convention avait suspendu l'exécution du décret qui ordonnait le transport à Pajis des œuvres
dans l'état où ils sont maintenant, c'est-à-dire tendus en beau damas cramoisi, sur lequel on voit, pour la symétrie, qu'il y manque plusieurs tableaux, que tous les habitants savent bien' qu'ils ne peuvent point y être, ayant été transportés au Louvre l'année dernière. Je suis à vos ordres, citoyen ministre.
DURAMEAU,
Garde des tableaux de la Nation à Versailles. A Versailles, le lo mai 1793.
Archives nationales, F'^ loSy, n° i.
La Commission du Muséum a Garât.
Paris, le i3 mai 1793, Tan 3^ Citoyen ministre, Nous sommes honteux de revenir si souvent sur le même objet, mais nous sommes forcés de vous représenter de nouveau que, nonobstant les différentes lettres que vous avez pris la peine d'écrire à l'effet de
d'art qui se trouvaient au palais de Versailles. Duval, au nom des sections du district de Versailles, présentait, le 3 novembre 1792, une pétition à la Convention, réclamant non seulement le retour des tableaux précédemment enlevés, mais d'autres encore, de façon à installer à Versailles les œuvres d'art étrangères, les antiques, les pierres gravées, les estampes, une bibliothèque, le Musée de Paris n'étant réservé qu'aux gloires nationales. La Convention rejeta cette pétition, mais aucune décision ne fut prise pour l'installation des tableaux maintenus à Versailles. C'est sans doute à cette situation d'attente que Diirameaii fait allusion dans sa lettre en disant : « En attendant un décret de la Convention... » Plus tard, le Musée de l'École française devait être installé au palais de Versailles. I. Le public était donc admis alors à visiter le château de Versailles.
l5o LA COMMISSION DU MUSÉUM
nous faire délivrer les tableaux déposés aux Petits- Augustins et désignés pour entrer dans le Muséum national, on refuse constamment de se conformer à vos intentions. Nous ignorons de quelle part nait cette étrange résistance; nous vous prions, citoyen ministre, de vouloir bien prendre des mesures efficaces pour faire cesser cette lutte entre les autorités et pour parvenir à une détermination que nous sollicitons uniquement pour l'avantage des arts, l'instruction et le plaisir de la nation. Les places destinées aux tableaux dont il s'agit demeurent toujours vides, et nous attendons qu'elles soient remplies pour vous proposer de faire l'ouverture du Muséum *.
Vincent, Jollain, Pasquier, P. Cossard, BossuT, Regnault.
Archives nationales, Fi'io32.
Garât a Pajou fils.
Le ministre de l'Intérieur an citoyen Pajou fils.
Paris, ce i5 mai.
La multiplicité et l'urgence des affaires générales, citoyen, ne me permettrait peut-être pas de vous fixer en ce moment le jour et l'heure d'un rendezvous assez certain pour satisfaire assez promptement au désir que vous me témoignez. Si vous voulez bien vous donner la peine de remettre dans mes bureaux
I. Il semble bien qu'il y ait là quelque exagération, destinée sans doute à excuser l'insistance de la Commission du Muséum et à stimuler le zèle du ministre, car il faudra encore exécuter bien des travaux, décider et arranger bien des détails pour pouvoir ouvrir le Muséum trois mois plus tard.
ET LA CRÉATION BU MUSÉE DU LOUVRE. l5l
la note et l'état des objets dont vous me parlez, je me la ferai très incessamment remettre sous les yeux, et vous ne devez pas douter que je ne mette dans l'examen de cette affaire tout l'intérêt qu'un ami des arts doit en général à l'important objet dont votre père est chargé, au talent célèbre qui le distingue et à tout ce que les arts lui doivent de reconnaissance et de progrès.
Archives nationales, F'^ loSg, n° i.
Garât a la Commission du Muséum.
Le ministre de l'Intérieur aux citoyens composant la Commission du Muséum.
Paris, ce i5 mai 1793, l'an 2« de la République française.
Sur votre demande, citoyens, relative à la livraison des statues, bustes, tables et autres objets de sculpture qui doivent passer de la salle des Antiques dans le Muséum national, je vous préviens que j'autorise le citoyen Pajou, à la garde duquel ces objets sont confiés, de vous délivrer, sous votre récépissé, tous ceux qui vous paraîtront mériter d'entrer dans cette collection, en vous observant qu'en attendant une détermination ultérieure, il paraît convenable de n'admettre, pour le moment, dans ce Muséum, aucune production des artistes vivants'. Vous sentirez sans
I. On sait que cette mesure est restée en vigueur jusqu'à nos jours et qu'actuellement aucune œuvre d'art ne peut entrer au Louvre avant que dix ans, au moins, se soient écoulés depuis la mort de son auteur.
l52 LA COMMISSION DU MUSEUM
doute la convenance d'une réserve qui tend à dégager la formation du Muséum de toutes considérations ou passions personnelles et à donner en même temps à cette formation un caractère plus auguste et plus sacré.
Je vous invite, en conséquence, à vous concerter avec le citoyen Pajou pour l'enlèvement des objets que vous destinez au Muséum, et qui ne seraient pas dans le cas dont nous venons de parler, et à m'instruire des mesures que vous aurez prises comme du résultat de leur exécution.
Archives nationales, F'^ loSg, n° i.
Garât a Pajou fils.
Le ministre de l'Intérieur au citoyen Pajou fils.
Paris, ce [i5] mai 1793, Tan 2« de la République.
J'ai reçu, citoyen, l'état général que vous m'avez adressé des statues et ouvrages modernes contenus dans la salle des Antiques et confiés à la garde de votre père. Je m'occuperai très incessamment du travail général qu'exige cette partie des arts confiée à mon administration, mais, en attendant, je crois ne pouvoir mieux faire que de continuer au citoyen Pajou la garde de ces monuments précieux dont vous m'avez envoyé l'état et le traitement provisoire de six cents livres qui lui avait été accordé à ce sujet. Je crois aussi juste de le faire payer de ce qui pourra lui être dû de ce traitement depuis le dix août, aussitôt qu'il m'en aura présenté la demande sous une forme plus positive et moins incertaine.
Quanta la réclamation particulière de logement au Louvre et d'un atelier pour vous, je m'occupe en ce moment de me faire rendre compte de la possibilité d'y pourvoir et de faire un choix dans les nombreuses demandes qui me sont adressées; la vôtre sera du nombre de celles qui commandent l'intérêt, et vous ne devez pas douter que Je ne la prenne en considération, dès que la possibilité d'y satisfaire me sera démontrée. Je dois, au surplus, vous prévenir que, d'après la demande des commissaires du Muséum, je les ai autorisés à faire, de concert avec votre père et vous, dans le dépôt qui vous est confié, un choix des objets propres à enrichir cette collection si intéressante pour les arts. Je leur ai recommandé d'excepter de ce choix tous les morceaux faits par des artistes vivants pour dégager par cette réserve la formation du Muséum de toutes passions ou considérations / personnelles et lui donner un caractère plus auguste et plus sacré. Les artistes distingués sentiront comme moi l'utilité et la sagesse de cette mesure, que l'intérêt même des arts me paraît exiger.
Archives nationales, pi'^ loSg, n° i.
Garât aux administrateurs des biens nationaux.
Le ministre de l'Intérieur aux officiers municipaux de Paris^ administrateurs des domaines nationaux.
Paris, le 19 mai 1793, l'an 2* Un décret des 22 et 24 octobre' derniers avait,
I. Voir Baudouin, Collection générale des décrets rendus par VAssemblée nationale, p. 107.
l54 LA COMMISSION DU MUSÉUM
citoyens, autorisé le ministre de l'Intérieur à suspendre, s'il le jugeait convenable, la vente des ornements d'église déposés aux Petits-Augustins. Les motifs de cette suspension n'existent plus depuis longtemps; ces effets nationaux dépérissent. La loi du 24 février autorise à les vendre, et j'ai en conséquence chargé le Directoire du Département de faire effectuer sans délai la vente de ces ornements, sauf le transport à la Monnaie des matières d'or ou d'argent qui pourraient s'y trouver adhérentes. Je ne doute pas, citoyens, que vous ne mettiez l'activité la plus empressée à cette opération. J'ai cru convenable de la solliciter directement de votre zèle, tant à cause du produit trop longtemps attendu que la République est dans le cas d'en retirer, que du besoin de dégager cette maison nationale de tout ce qui peut s'y trouver d'étranger au dépôt de la Commission des monuments qui y est établi. Cette séparation est d'autant plus nécessaire que les agents communs qui se trouvent, à raison de l'identité du local, être employés à la surveillance des effets nationaux qu'il renferme, dépendent, par la nature diverse des objets, d'administrations différentes, et que cet état de choses tend singulièrement à rendre leur obéissance incertaine et leur existence indécise. Il a sans doute été la cause de la résistance que le citoyen Lenoir, gardien de la Commission des monuments, mais gardien en même temps des effets de culte que vous avez fait déposer aux Petits-Augustins, s'est permis d'apporter à l'exécution de mes ordres, et sur laquelle j'ai adressé, le 26 avril dernier, à la municipalité de Paris des observations qui vous auront sans doute été renvoyées. Votre lettre du même jour, qui s'est croisée
ET LA CRÉATION DU MUSÉE DU LOUVRE. l55
avec la mienne, me propose, citoyens, un arrangement auquel Je ne puis que vous répéter que je n'apporte personnellement aucune répugnance; une expérience journalière me prouve combien ma responsabilité peut avoir à s'applaudir d'être couverte, lorsque cela est possible, de celle des corps administratifs, mais les lois ont fixé les cas où ce concours est exigible ou convenable; il n'est aucunement exigé par elles dans les opérations relatives à la Commission des monuments, et il me suffira sans doute d'observer que l'affaire des 47 tableaux a pu mettre un sous-ordre, le citoyen Lenoir, dans le cas d'hésiter entre mes intentions et les vôtres, pour vous faire sentir tout le danger qu'il y aurait à ce que vous insistassiez sur le besoin d'une intervention, non nécessaire, puisque les lois ne la supposent point, insuffisante, puisqu'elle n'aurait pour base que des inventaires dont vous n'avez pu suivre les mutations, soit en plus, soit en moins, inutile même et entravante, puisqu'elle tiendrait à compliquer et à ralentir des opérations purement relatives à l'administration immédiate qui m'est attribuée sur le Muséum du Louvre en particulier et en général sur les travaux de la Commission des monuments. J'ai, au surplus, citoyens, prévenu la Municipalité que les appointements du gardien et ceux mêmes du portier des Petits-Augustins devaient être considérés comme faisant partie des dépenses de cette Commission, et cesseraient en conséquence d'être à votre charge pour être ordonnancés par moi sur les fonds à ce affectés. Votre arrêté du 4 janvier n'a dès lors plus d'objet réel; je ne puis que rendre justice au zèle qui l'avait dicté, mais vous inviter en même temps à n'en plus
l56 LA COMMISSION DU MUSÉUM
poursuivre les effets, ainsi qu'à hâter le moment où tous les objets de culte qui se trouvent aux Petits- Augustins pourront en être retirés. Si, d'après ces dispositions, le citoyen Lenoir persistait encore à se refuser à l'exécution de mes ordres et du vœu de la Commission des monuments, je me verrais forcé de m'en prendre à lui seul, puisqu'en me chargeant d'établir des gardiens provisoires aux monuments déjà rassemblés dans Paris, l'article V du décret du i8 octobre les a évidemment mis dans ma dépendance et sous ma délégation immédiate, et que le citoyen Lenoir s'exposerait évidemment par une telle conduite aux risques de la désobéissance à son commettant. Vous voudrez bien, citoyens, lui transmettre à cet égard mes intentions et lever en cela, pour ce qui vous concerne, l'obstacle qu'il oppose à la remise ordonnée par moi des 47 tableaux désignés par la Commission des monuments pour orner le Muséum du Louvre. Je ne doute pas que vous ne secondiez, en cette circonstance, mes vues pour le service et le progrès des arts, vues que ce motif m'a principalement dictées, mais dont ma responsabilité m'engage à poursuivre avec exactitude l'entière exécution.
Archives nationales, F"' io32.
Pajou fils a Garât.
Paris, ce 28 mai 1793, l'an 2« de la République.
Citoyen ministre.
Malgré que je n'aie pas encore reçu de réponse de
KT LA CRÉATION DU MUSEE DU LOUVRE. iS']
mon père à la lettre par laquelle je l'instruis que vous lui conservez provisoirement sa place de garde des statues modernes et que votre intention est de le faire payer de ce qui lui est dû pour cet emploi, je crois devoir vous en témoigner ma reconnaissance, ainsi que pour le logement que vous lui avez accordé au Louvre par votre lettre du 19 de ce mois et dont je lui ai fait part. Je dois cependant à votre amour pour les arts et pour les artistes vous faire part des observations toutes naturelles qui se présentent, lorsque l'on connaît l'âge de mes parents : mon père est âgé de 64 ans et ma malheureuse mère est affligée depuis deux ans d'une paralysie presque générale qui l'empêche de marcher seule et encore avec beaucoup de peine; vous jugerez par là, citoyen ministre, qu'il n'est pas très facile, pour ne pas dire impossible, à une personne qui est dans cet état de monter cent vingt marches, hauteur à laquelle est placé le logement que vous venez d'accorder à mon père.
Vous pouvez avoir pour attestation de ces faits le citoyen David ou même tous les artistes qui connaissent mes parents. Je ne prétends pas affaiblir par là la reconnaissance que je ressens pour vos bontés, citoyen ministre, mais seulement vous prier de faire espérer à mon père un logement moins élevé et dans lequel il puisse établir ma pauvre mère, étant bien convaincu que votre intention sera toujours d'accorder ces avantages au seul mérite, et j'ose croire que mon père est du nombre de ceux qui peuvent espérer d'avoir droit aux récompenses nationales.
Je suis dans cette espérance et avec la plus parfaite reconnaissance, citoyen ministre, votre concitoyen.
Pajou tils.
l58 LA COMMISSION DU MUSEUM
P. -S. — Dès que mon père m'aura instruit de ce qui lui est dû depuis le lo août pour l'emploi ci-dessus mentionné, j'aurai l'honneur de vous en faire part.
Je vous prie aussi de ne pas retirer à mon père le logement accordé, qu'il ne s'en trouve un plus commode pour la malheureuse infirmité de ma pauvre maman, car je suis très convaincu qu'étant instruit de ces faits vous n'eussiez pas manqué d'y avoir égard.
Archives nationales, F^'' loSg, n° i.
MÉMOIRE de restauration d'une partie des tableaux de la collection du Muséum établie dans la galerie des plans^ faite par le citoyen Regnaud, peintre^ rue des Cordeliers^ passage du Commerce^ le premier escalier à gauche en entrant par la rue des Cordeliers, et sous l'inspection des citoyens commissaires du Comité.
5 juin 1793.
Nota. — Je regarde comme inutile de faire la description particulière de chaque tableau, ainsi que d'en donner la mesure et d'en déterminer le mérite et la conséquence, comme de faire valoir à chaque article mes peines et soins et les dépenses faites sur chaque objet, chaque article à part m'ayant été confié par Messieurs les commissaires, qui sauront bien apprécier les choses à leur juste valeur.
Ayant mis les choses au- plus bas prix, j'espère n'être point sujet à une réduction qui pour moi serait une perte réelle.
ET LA CRÉATION DU MUSÉE DU LOUVRE. 1 5g
Pour la restauration de la Fête villageoise\ de Rubens^ sur laquelle il a fallu passer des temps infinis pour enlever un ciel qui avait été tout repeint ci 200 tt autres différentes opérations 2 . . . 24014 Avoir nettoyé, déverni et enlevé les repeints sur deux tableaux de la galerie de Rubens, représentant l'un le Débarquement de Marie de Médicis en France, l'autre l'Accouchement de
Marie de Médicis^. à 200 « la pièce,
3oott font ensemble 400 ft
Pour un paysage de Rubens, connu 66* sous le nom de V Arc-en-ciel^ ... 72* Un autre tableau de Rubens, représentant la Sortie de Loth et de sa 80 ft famille de la ville de Sodome^. . . 96 ft
Un petit tableau de ÏAlbane, représentant le Père éternel dans une gloire^, entouré de plusieurs groupes 45 tt d'anges 60 «
1. La Kermesse de Rubens. Acquis avec un tableau de Jacopo Bassano : Noë construisant l'arche en i685, au marquis d'Hauterive, 3,85o livres. F. Engerand, t. I, p. 112; Villot, n° 462; C. S., n° 21 15.
2. Les chiffres marqués à la marge de ce mémoire de restauration de tableaux ainsi que des mémoires qui suivent représentent les réductions opérées par la Commission du Muséum.
3. F. Engerand, t. I, p. 248 et suiv.; Villot, n"" 489 et 441 ; C. S., n°' 2090 et 2092.
4. F. Engerand, t. I, p. 289; Villot, n" 465; C. 5., n" 21 18.
5. Acquis à la vente du prince de Carignan (1740) au prix de 1,800 livres. F. Engerand, t. II, p. SSy; Villot, n°425; C. 5., n" 2075.
6. Donné à Louis XIV par le premier président de Novion. F. Engerand, t. I, p. 186; Villot, n° i; Tauzia, n" 1. Le Père Eternel envoie l'ange Gabriel vers Marie.
l6o LA COMMISSION DU MUSÉUM
6ott Un Calvaire, de Paul Véronèse* . 72 «
Un petit tableau de Vilquain, représentant un trait de la vie de Jésus-
i2ft Christ^ i8tt
24*4 Deux paysages de Z.oca?e//>^. . . 24 «
Quatre tableaux de Noël Coypel^, représentant des sujets relatifs à l'histoire des Juifs, sous le règne de Pto- 40 tt lémée Philadelphe 48 ft
Un tableau de Boulogne, représeni8rt tant une Sainte Famille 18 ft
Un tableau de Benedetîe^ , repré- 60 ft seniSini l'Adoration des Bergers . . 72*
La Bataille d'Arbelle, par Breugel 48 tt de Velours^ 60 it
1. F. Engerand, t. I, p. gS, 94; Villot, n° 106; Tauzia, n° 98; C. S., n" 1195.
2. Il s'agit probablement ici du tableau représentant Jésus guérissant les aveugles de Jéricho. F. Engerand, t. I, p. 371; Villot, n" 638; C. S., n° 967.
3. Un seul de ces quatre tableaux représente un sujet tiré de l'histoire de Ptolémée Philadelphe : Ptolémée Philadelphe donnant la liberté aux Juifs. Villot, n" 189; C. S., n" i58. Les trois autres tableaux nous montrent : Solon défendant ses lois devant les Athéniens. Villot, n" i38; C. S., n° 07; Trajan donnant des audiences publiques. Villot, n° 140; C. S., n° ibg; Prévoyance d'Alexandre Sévère faisant- distribuer du blé au peuple, à Rome, dans un temps de disette. Villot, n° 141 ; C. S., n° 160. Ces quatre tableaux furent peints à Rome par Noël Coypel, vers 1675, pour le Cabinet du Conseil à Versailles. Ils figurèrent aux Salons de 1699 et 1704. Des répliques, de plus grandes dimensions, décoraient la salle des gardes de la reine à Versailles.
4. Benedetto Castiglione. F. Engerand, t. II, p. 53i; Villot, n° 161. Acquis au prix de 6,000 livres à la vente de la galerie du prince de Carignan.
5. Villot, n° 60; C. S., n° 1921. Un des tableaux donnés par Le Nôtre à Louis XIV en septembre 1693. F. Engerand, t. I, p. 23o.
ET LA CRÉATION DU MUSKE DU LOUVRE. l6l
Un très fin tableau de Gérard Dov^ représentant un Homme et une femme âgés occupés à la lecture^, et entourés de différents accessoires très inté-
48 tt ressauts 48 it
Un tableau de Carie Maratte, re- 90 tt présentant l'Adoration des Bergers ^. 96 «
Deux tableaux, l'un représentant saint Pierre^ l'autre saint Paul^ figures à mi -corps, grandeur natu- 36 tt relie, par des maîtres italiens^ . . 48»:
Portrait de Van Dyck, représentant un Homme en chemise tenant
i5tt îine orange à la main'' 24 it
Argent déboursé, en outremer, essences, esprit de vin, vernis et quantité de vieux linges nécessaires pour enlever le vernis, le tout 72 ^
i,i36ft Total i,468tt
Nous, soussignés, commissaires du Muséum national, certifions qu'après vérification faite des ouvrages ci-dessus énoncés, nous avons arrêté le présent mé-
1. La lecture de la Bible. F. Engerand, t. I, p. 268 et 269; Villot, n» 129; C. 5., n" 2356.
2. Villot, n° 253. Signalé par erreur par Villot comme ayant été acquis 6,000 livres à la vente de Carignan; n'est pas mentionné dans Engerand.
3. Faut-il reconnaître ici les deux tableaux de La Mare? F. Engerand, t. I, p. 33i. La facture de La Mare n'est pas sans analogies avec celle des maîtres italiens contemporains. Ces deux tableaux, dans la suite, ont été attribués à Ribera.
4. Portrait du duc de Richemond. Villot, n° i5i; C. S., n° 1975. Catalogué par Bailly comme portrait du duc de Lux. F. Engerand, i. I, p. 253.
moire et l'avons réduit à la somme de on^e cent trente-six livres.
A Paris, le 5 juin 1793, l'an 2^ de la République.
Vincent, Regnault, P. Cossard, Bossut,
JOLLAIN, PaSQUIER.
Archives nationales, F>'' lobg, n° i.
DURAMEAU A GaRAT.
10 juin 1793.
Citoyen ministre,
Vous désirez avoir le plus tôt possible une expédition de l'inventaire général des tableaux que j'ai terminé en 1791, avec mes observations sur chacun d'eux.
J'ai l'honneur de vous informer que mon sentiment sur le mérite et la valeur respective desdits tableaux n'ayant jamais fait partie de cet inventaire, je n'ai à cet égard aucuns matériaux. En conséquence, aussitôt la réception de votre lettre, je me suis occupé de cet objet, et voici le travail général qu'il y a à faire pour compléter l'inventaire général que vous désirez.
En 1709, l'inventaire des tableaux originaux se montait à 1,546, celui que j'ai terminé en 1791 se monte à i,863, à cause des acquisitions faites depuis ce temps, sans compter les peintures des plafonds, au nombre de 279.
Total général des tableaux originaux et des plafonds, 2,142.
Sur cette quantité de 2,142, il faut déduire 298 tableaux dont Lépicié* a donné la description dans
I. Catalogue raisonné des tableaux du roy, avec un Abrégé de la vie des peintres, fait par ordre de Sa Majesté (t. I, conte-
ET LA CRÉATION DU MUSÉK DTT LOUVRE. l63
son Catalogue raisonné; il reste donc à parler de 1,844 morceaux pour compléter la totalité des peintures, montant, comme il est dit ci-dessus, à la quantité de 2,142.
Comme l'importance de ce travail exige la plus grande attention, il est impossible de savoir le temps où il sera terminé.
Lépicié a travaillé plusieurs années à son Catalogue, contenant 298 tableaux de l'école italienne; il n'a pas même terminé son travail à cet égard, puisqu'il y a encore à Versailles 24 tableaux dont il n'a point fait mention.
gjo morceaux de peinture à Versailles dont il faut faire la description.
De l'école italienne 24
De l'école flamande et hollandaise .... 69
De l'école française 33 1
Plafonds 80
Tableaux d'auteurs inconnus 179
Copies 287
Total des peintures de Versailles à décrire,
tant originaux que copies 970
D'après l'exposé de l'autre part, il me semble que les peintures de Versailles seraient les seules dont Je pourrais me charger, les ayant sous les yeux, et la description des autres, étant en partie au Vieux- Louvre, pourrait être faite par Messieurs les artistes nommés commissaires au Muséum; en divisant ainsi ce travail, il serait, ce me semble, plus tôt terminé.
nant l'Ecole florentine et l'Ecole romaine; t. II, contenant l'École vénitienne et l'École de Lombardie), par M. Lépicié, secrétaire perpétuel, etc., etc., 1752-1754.
Voilà, citoyen ministre, ce que Je soumets à votre
meilleur avis.
Du Rameau, Garde général des tableaux du ci-devant roi à Versailles.
A Versailles, le 10 juin 1793.
Archives nationales, pi? loSg, n° i.
Lebrun a Garât.
Paris, le 14 juin 1793, an 2^ de la République.
Citoyen ministre.
Je vous ai fait passer la lettre du citoyen Boileau, huissier priseur à la vente du citoyen Praslin^ par
I. 1793, 18 février. Catalogue des tableaux précieux des écoles d'Italie, de Flandre, de Hollande et de France..., le tout provenant du Cabinet de feu M. Choiseul-Praslin, par A.-J. Paillet, peintre. Paris, in-8°.
Extraits du Catalogue concernant les tableaux acquis pour le Muséum :
J. Jordaens, n" 24. Une composition des plus expressives, otirant le sujet d'un festin de famille pour célébrer le roi de la Fève. On y compte douze figures de grandeur naturelle, hommes, femmes et enfants; le principal personnage, assis à table, dans le milieu de la composition, présente un vieillard, d'une fraîcheur de carnation admirable et ajusté de la couronne attribuée à cette fête; il tient un grand verre de la main gauche pour le porter à la bouche. L'artiste a saisi le moment où tous les convives portent à ce personnage une santé bruyante; tout dans cet admirable tableau est en action et en mouvement. La couleur la plus brillante et la plus vigoureuse s'accorde avec une touche large, facile et en même temps soignée. Il est gravé et provient de la magnifique collection de Randon de Boisset, n° 42 de son Catalogue. Hauteur : Sy pouces; largeur : 6 pieds 1/2 (adjugé 6,020 livres).
Par le même {P.-P. Rubens), n" 29. Un portrait de la plus haute perfection, tant par son exécution précieuse que par sa
ET LA CRÉATION DV MUSEE DU LOUVRE. l65
laquelle il me pressait de solder le montant des acquisitions que j'y ai faites; il vient de m'écrire de nou-
grande fraîcheur de carnation; il représente le buste d'une dame de Boonen, d'une famille très renommée dans Bruxelles. Elle est représentée le visage tourné de trois quarts et coiffée de cheveux blonds, relevés d'une toque enrichie de perles et de pierreries. Son habillement, de style espagnol en soie noire, est artistcment varié de plis et de nuances, avec quelques broderies; de la main droite elle soutient des chaînes d'or ajustées en guirlandes et qui contribuent à former une parure aussi riche que distinguée. Cette tête vraiment sublime est tirée tout en clair sur un fond de draperie rouge, sacrifiée avec le plus grand art. Rubens a pu peindre de plus belles femmes que M"" de Boonen, mais il n'a rien fait de plus gracieux et de plus parfait; c'est obliger les bons amateurs que de leur recommander ce chef-d'œuvre. Hauteur : 23 pouces; largeur : 17 pouces B.
Par le même [Rembrandt), n" 41. Le sujet de la Sainte- Famille, représentée dans l'intérieur d'une chambre basse tirant la lumière d'une croisée placée à droite et par laquelle on découvre la campagne. Dans le milieu du tableau se voit la Sainte-\'ierge allaitant son enfant, qui est entièrement nu, étendu sur son lange. La figure de sainte Anne, vue dans la demi-teinte, ainsi que la tête de la Vierge, forment un contraste heureux de ton pour laisser porter tout le foyer de lumière sur l'enfant. Derrière ce groupe merveilleux, pour l'harmonie et l'expression, on voit saint Joseph par le dos, et vêtu d'une chemise dont les manches sont retroussées jusqu'aux coudes, travaillant de son état de charpentier. La partie gauche est occupée par une grande cheminée, dont le feu, contrastant avec un reflet vigoureux du soleil porté sur la planche, produit le plus grand effet; dans le fond de la chambre, on aperçoit un lit sacrifié dans l'ombre et quelques ustensiles de ménage. Ce tableau, étonnant par son exécution, et magique dans Tintelligence du clair obscur comme dans la force et la richesse de la couleur, est encore un de ces chefsd'œuvre, peut-être unique dans les morceaux de chevalet de ce grand coloriste. Voyez tous les auteurs qui en font mention; il provient du célèbre cabinet de M. Gaignat, n° 19 de son Catalogue. Hauteur : i5 pouces; largeur : 14 pouces 6 lignes. B (adjugé 17,123 livres).
Nous n'avons trouvé dans ce Catalogue aucune mention du casque et du bouclier en or émaillé, acquis également à cette vente et conservés actuellement au Louvre dans la galerie d'Apollon.
l66 LA COMMISSION DU MUSEUM
veau pour m'annoncer que si, d'ici à lundi, je n'ai pas satisfait à sa réquisition, il me fera poursuivre. Je VOUS prie, citoyen, de me faire savoir le parti que je dois prendre dans cette circonstance, car je ne puis croire qu'en me faisant un devoir de répondre à votre confiance, vous veuilliez me laisser exposé à des désagréments, vous ne m'avez pas fait l'honneur de me répondre à ma dernière lettre, j'espère que vous me ferez celui de répondre à celle-ci, soyez bien sur que je n'ai rien eu de plus à cœur que de vous être agréable, et c'est pour vous en donner une nouvelle preuve que je vous offre, dans le cas où vous ne verriez pas le moyen de faire retirer de la maison Praslin les objets qui vous sont destinés, de faire tous mes efforts pour les placer au plus tôt; permettezmoi seulement de vous observer que le moindre retard dans votre réponse pourrait m'étre préjudiciable; dans le cas où vous préféreriez de vous entretenir avec moi sur ce sujet, instruisez-moi du jour et de l'heure qui vous seront loisibles et je serai à vos
ordres.
Le Brun.
Archives nationales, F'^ loôg, n" i.
Mémoire de la restauration des tableaux ordonnée par les citoyens-administrateurs et commissaires des tableaux du Muséum^ commencée au mois de novembre lyg'i^ faite par Roser, ainsi qu'il suit.
14 juin 1793.
Savoir :
Un Claude Lorrain^ représentant une Fête cham- I. Tableau donne à Louis XIV en 1693 par Le Nostre.
pêtre, de 3 pieds 2 pouces de hauteur
4811 sur 4 pieds 48**
Un Louis Carrache\ représentant l'Adoration des Rois^ de 3 pieds sur
100^ 4 pieds 4 pouces 120"
Un Bassan^^ représentant Notre- Seigneur^ 4 pieds i pouce sur 2 pieds
24^ II pouces 24^
Un Jules Romain^, représentant la Circoncision, de 3 pieds 6 pouces
iio^ sur 3 pieds 9 pouces 120^
Un Vandennelle^, représemamune
Fabrication de pont de bateaux^ de
8ott 2 pieds 7 pouces sur 4 pieds 6 pouces. 96^
Un Benedette^ représentant une
Caravane, de 3 pieds 3 pouces sur
36tt 4 pieds i pouce 48^
Un Carrache, représentant Saint Sébastien^, en très mauvais état, de i5ott 4 pieds sur 2 pieds 11 pouces . . . 168*
Signé : Claudio, inv. Romae, i63q. F. Engerand, t. I, p. 36o; Villot, n" 221; C. S., n" 3i2.