‹ La Commission sanitaire des États-UnisChapitre 4 sur 63 · IV PRÉFACE · texte numérisé non relu

IV PRÉFACE

devait être le plus nécessaire. La présence de ces anges de compassion, que dirigeait la noble patronne, fut toujours saluée par des élans de vive admiration. A ce sujet, un éminent chirurgien de l'armée s'exprimait en ces termes :

«Elles étaient infatigables à soigner les blessés, non-seulement dans les hôpitaux de Sébastopol et de Simphéropol, ainsi que dans les ambulances, mais aussi dans la proximité immédiate des batteries, au milieu des plus effroyables scènes et sous le feu même de la mousqueterie et de l'artillerie. »

Pendant l'hiver de 1854 à 1855, le czar Alexandre 11 visita en personne les hôpitaux de la Crimée, et le spectacle des agonisants abandonnés agissant puissamment sur sa généreuse nature le détermina, probablement plus que toute autre considération, à conclure promptement la paix. Partout on voyait le manque de l'unité d'action nécessaire et d'une direction pratique dans la répartition des objets recueillis par les mains libérales des dames de Saint-Pétersbourg et des autres villes. On raconte un fait qui probablement n'est pas le seul de son espèce : nombre de ballots, remplis de charpie préparée par les femmes russes, ayant été expédiés de la capitale vers la Crimée, s'égarèrent en route et finirent par

Page 1