‹ La Commission sanitaire des États-UnisChapitre 6 sur 63 · VI PREFACE · texte numérisé non relu

VI PREFACE

nitaires des armées alliés. Le travail soudainement imposé aux chirurgiens et à leurs aides, après cette série de batailles venant aboutir à Solférino, dépassait tellement les prévisions et les ressources, que de tous côtés l'œil rencontrait sous mille formes palpitantes l'aspect de tortures auxquelles aucune assistance ne pouvait être donnée.

Un relevé fait avec soin des tués et blessés des armées française, italienne et autrichienne, donne les chiffres suivants: 3 maréchaux, 9 généraux, 1,566 officiers de tous grades, et 40,000 simples soldats

environ \

A ce nombre il faudrait ajouter, pour les deux mois qui suivirent, au moins 40,000 hommes attaqués de fièvres, ou morts de maladies occasionnées par la fatigue du champ de bataille ou par des marches forcées sous les terribles chaleurs d'un été d'Italie. Le sentiment de commisération qu'excita un aussi prodigieux désastre fut non moins profond qu'universel. Les citoyens de Milan, de Turin, de Brescia rivalisèrent de zèle pour calmer les agonies et panser les plaies de lant de martyrs et de victimes. Comme par un coup de baguette, des églises, des

* Voir Un souvenir de Solférino, par J. Henry Dunant; Genève, 18G5. 5^ édition, p. 135.

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