‹ La Commission sanitaire des États-UnisChapitre 8 sur 63 · VIII PREFACE · texte numérisé non relu

VIII PREFACE

Parmi elles, la plupart étaient des sœurs de charité, qui, semblables à des anges sous forme humaine, allaient partout en faisant du bien. Quoique faibles numériquement, elles savaient se multiplier par leur incessante énergie, leur douceur remarquable et leur zèle extraordinaire. Leur habileté à calmer le délire le plus aigu par un mot prononcé au moment convenable, leur tact pour faire pressentir à l'agonisant la fin probable qui l'attendait, était quelque chose de merveilleux, et qu'il est impossible d'exprimer dignement.

Ce qui faisait le plus défaut dans ces hôpitaux d'Italie étaient des gardes-malades ayant reçu quelque éducation et capables de converser en différentes langues. Les soldats autrichiens appartenaient aux nationalités les plus diverses ; on voyait parmi eux toutes lesvariétés d'Allemands, de Croates, de Serbes, de Hongrois et de Valaques. Sur des milliers de pauvres blessés, un à peine savait un mot d'italien ; les chirurgiens et les infirmiers étant de leur côté incapables de communiquer avec ces malheureux dans leur langue, cette circonstance produisait les complications les plus fâcheuses et augmentait de beaucoup les souffrances des patients. J'en vis un exemple : dans l'une des salles de l'hôpital de Brescia

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