‹ La commode de VictorineChapitre 11 sur 25 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

BARDAS, POPAREL, puis CLARA.

POPAREL paraissant au fond.

11 est onze heures deux... je suis exact...

BARDAS, ipart. '

Un étranger !

POPAREL.

Je vous demanderai la permission de déposer mon parapluie. (II le place dans le coin où il l’a déjà posé).

BARDAS, à part.

Un des témoins de mon adversaire, sans doute... (Haut.) Je crois savoir pourquoi vous venez. . . je suis Monsieur Bardas de Lastringuy...

POPAREL, à part.

Le propriétaire! (Haut, saluant.) Monsieur, je ne prévois qu'une difficulté sérieuse.

BARDAS.

Laquelle?...

POPAREL.

C’est le gros meuble... tiendra-t-il? ne tiendra-t-il pas? tout est là !

^ BARDAS.

Quel meuble?

* Bardas, Poparel.

POPAREL.

La commode... la commode de Viclopine.

BARDAS, à part.

Victorine!

POPAREL.

Une grosse machine qu’elle a fait venir d’Alsace... et dont elle ne veut pas se séparer... figurez-vous l’arche de Noé...

3 mètres 27 en tout sens... mais j’ai apporté mon mètre...

Âhl ça, Monsieur, de quoi parlons-nous?

POPAREL.

Eh bien I de la commode de Victorine !

BARDAS.

Pourquoi ?

POPAREL.

Pour louer l’appariement, il faut bien que je sache si elle tiendra.

BARDAS.

Comment I ... vous voulez louer l'appartement ?

POPAREL.

Parbleu! je ne suis pas venu pour planter des petits pois!...

BARDAS.

Ahl c’est bien différent !... (Apercevant Clara qui entre par le' fond.) Tenez... voilà madame qui va vous conduire...

CLARA *, à Barda*.

Voici deux lettres qu’on vient d’apporter pour vous... trèspressées.

BARDAS, regardant l’adresse.

De mes témoins... qu'est-ce que cela signifie?

POPAREL, qui est remonté et a mesuré les panneaux du salon à droite.

Jamais ça ne tiendra dans ce salon! que le diable l’emporte avec son chalet ! (il sort suivi de Clara à droite).

* Bardas, Clara, Poparel.

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