‹ La commode de VictorineChapitre 25 sur 25 · SCÈNE XVII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVII

' Les Mêmes, POPAREL.

POPAREL ***, à Bardas.

Ah! VOUS voilà ! je suis bien aise de vous voir (il pose son parapluie.)

• Hector, Bardas, Mariton.

*’ Clara, Hector, Bardas, Mariton.

Clara, Bardas, Poparel, Mariton.

DÉ VICTORmE 4

Bardas, à part.

II sait tout!

POPAREL, à Bardas.

Dites donc... je viens de voir madame.

BARDAS, bas.

Monsieur... je vous en supplie...

POPAREL, gaiement.

Farceur I (Aux auires.) Sa femme... c’est la mienne!

CLARA etMARITON.

Ahibah!

POPAREL, gaiement .

J’ai reconnu le nègre... il a blanchi par exemple 1

BARDAS, très'bouleversé.

Monsieur, croyez que j’ignorais...

POPAREL.

Il n’y a pas d’excuses Monsieur ! on n’enlève pas comme ça la femme des autres, sans crier gare !

BARDAS.

Pas d’éclat. Monsieur, je vous la rendrai !

POPAREL.

• Au bout de quinze ans, comme un bouquet fané...

BARDAS, se boutonnant.

Je comprends, Monsieur... jesuis àvos ordres!

POPAREL, avec dignité.

Monsieur, je puis consentir à être témoin... mais jamais plus ! ' ’

MARITON

Quelle énergie!...

BARDAS.

Alors, Monsieur, que voulez-vous ?

POPAREL, tirant un papier.

Attendez, j’ai rédigé moi-même une note... ce sont mes petites conditions.

MARITON, au* femme».

Ça doit être salé .

BARDAS, à part.

Il va me demander ma fortune.

POPAREL, lisanl.

.Noledece que nous demandons pour

miel haD ’ (A part.) C’est Victonne qui a écrit ça...

r (A pan.) Elle a »■>» "““SL

Lee un H... e’esl égal, e'esl une b»nne “lie! (i» N»»»

« demandons ; primo du papier a 2 fr. 50 c. e rouleau.

BARDAS.

Comment du papier...

POPAREL.

Mettons à 2 francs... moi je voulais à * inrinp VOUS savez... les femmes... (Lisant.) « Seconde, taire FMuleria cloison de compte à demi...» (Parlé.) A cause de la commode...

Oui...

BARDAS, ahuri.

POPAREL, lisant.

Teriio (a part.', Elle en a trop mis [(Lisant.) « Avoir le droit d'avoir un pSlll chien.,.. (P-né.) Ça, “"J

impossible, il incommodait les escaliers... on pourrait le sup primer.

Oui... aprèsi

C’est tout.

VARDAS.

POPAREL.

Ah! bah!

IIARITON.

Ab ! bien ! pour un mari, il n’est pas cher !

BARDAS.

Et vous consentiriez à ne pas poursuivre une femme... plus malheureuse que coupable...

POPAREL.

Oh I soyez tranquille! maintenant j’ai changé d’habitudes elle aime les sucreries... et à la maison nous mangeons très salé... ça me dérangerait l'estomac.

BARDAS.

Tant de générosité!

POPAREL.

*^Ne parlons plus de ça ! tout ça m’est égal, je n’ai qu’une inquiétude, c'est de ne pas pouvoir placer la commode de Victorine.

POPARBL AO PDBUC.

AIR I De la Colonne.

Cette maison, Messieurs, n’est pas bien grande. Mon meuble est lourd, gros comme un monument. Avec effroi, tout bas. Je me demande Où je mettrai ce meuble de géant.

Comment placer ce meuble de géant.

J’ai beau chercher, vainement je combine,

D'un coup de main vous le feriez passer.

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