‹ La Commune 1871: le coup d'état du 18 marsChapitre 13 sur 14 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Cette effroyable promenade à trarers les roifies de Paris tarminée, résmnoiis-nous, par des chiffres*

Outre les palais et établissements publies détraits oq atteints, il y a environ deux cents malsons partîcnlîôrer incendiées, et près de miiieenTiron plasoumoins gravement endommagées par Fattaqae et la défense des 582 barricades élevées dans les rues et sur les places. Le tout représentant presque 800 millions de pertes.

VoilÀ donc ce qn'ontfait de Paris six jours de latte et de dévastation pendant lesquels les lois de la guerre, les plus dures de toutes cependant, n*ont pas été respectées, c Les lois de la guerre 1 disait un journal anglais à ce siget, mais elles sont douces et chrétiennes comparatiTement aux terribles lois de la vengeanee.

« La fureur a allumé la fureur, et la haine a aigri la haine jusqu'à ce que toutes les passions sauTages du cœur humain se fussent condensées en une yaste conflagration, que rien ne pouvait plus éteindre.

Cl D'aussi loin que nous nous rappelons, il n'j arien do pareil dans rhistoire* Le siège de Jérusalem peut offrir

quelque comparaison ; mais les soldats romains no se sont jamais sentis aussipeu maîtres d'eux-mêmes que paraissent ravoir été les troupes de Tersailles.

aLes femmes ontoublié leur saxe pour assassiner, empoisonner, brûler et massacrer; de petits enfants ont été con*yertis en démons de destruction en jetant dn pétrole dans les cayes; les soldats à leur tour, oubliant toutes les distinctions de sexe et d'âge, ont abattu lesprisonniers comme de la vermine, tantôt par vingt et tantôt par eent à la fois.

<rVoiK\ ce dont la nature humaiiio est capable; car les Français sont des hommes et nous tremblons pour notre race*

« On pourra peut-être reconstruire Paris, mais qui enlèvera le sang dont chaque rue est maintenant souillée, et quand est-ce que les femmes cesseront de léguer à leurs eniànts les haines envenimées de 1871?

« L'avenir de la France et de l'Europe est trop sombre pour que nous osions regarder en avant de nous.

o Noos n'arrêtons notre pensée que sur la plus horrible explosion des passions humaines qui fut jamais. Nouâ la voyons se produire à la fin de quinze siècles de civilisation chrétiemie, noas la voyons éclater an milien d'an des peuples les mien doués du monde et nons ne savons de quel côté nous tourner pour chercher de Tespoir ou des

consolations. »

Noas ne partageons pas la désespérance dn journal an*

gîais: la France se relèvera; la République y fera renaître promptemcnt ces sentiments patriotiques, généreux, que dixhait années d'empire avaient émonssés, presque anéantis* Alors sonnera Theiire des justes représailles contre un ennemi hautain, pillard et lâche, dont le seul mérite est d^avoir sa profiter de la &iUesse imposée à notre paavre pays par Tineptie, peat-étre même par la volonté d*an gouvernement infâme, pour lequel l'histoire n'aura jamais assea de mépris et de haine, et dont les complices auraient dû Aire écrasés sons le poids de la jastlce après la révola* tien du 4 âôptembro .

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