ARRIVÉE DES MOBILES UU RHONE
préfet de la Loii'e, comme lui prisonnier de l'émeute, venait d'être assassinéàSaint-Elienne.
Le 25 mars fut une belle journée pour la population lyonnaise. Au clair soleil du printemps, elle voyait de nouveau flolter, et déiinitivement cetle fois, les trois couleurs nationales sur son hôtel de ville ; l'aventure de la Commune, qui semblait devoir finir dans le sang, s'était terminée dans le ridicule et dans le vide par une victoire de l'opinion, et à la satisfaction de ce dénouement pacifique venait se joindre la joie de revoir les braves défenseurs de Belfort.
Le général Crouzat et son état-major, la garde nationale en grande tenue, le Conseil municipal ayant à sa tête l'adjoint Barodet, en l'absence du maire malade, se portèrent au-devant des mobiles du Rhône ; la foule les accueillit par des acclamations enthousiastes et couvrit de fleurs leurs uniformes et leur drapeau.
Mais cette journée de joie patriotique, d'union et de confiance devait être sans lendemain. Le foyer de guerre civile n'était pas encore éteint.