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les terres avoisinant les grandes villes ont été délimitées. Sans doute le protectorat a-t-il été amené à faire un cadastre fiscal, à déterminer les limites de chaque commune, et à décreter que dans chaque village il existait tant de mâu de rizières de telle ou telle catégorie. Mais ce cadastre fiscal est insuffisant pour permettre à chaque particulier d’établir ses droits sur la parcelle de terre lui appartenant, il est nécessaire d'établir le cadastre parcellaire pour toute l’Indochine. Le dia-bo, déjà plus ou moins juste à l’origine, ne correspond plus à rien à l’heure actuelle : depuis le VI siècle les terrains ont changé de maître, de superficie et de culture ! Sans doute si le Protectorat a attendu si longtemps, avait-il ses raisons : l’opération est coûteuse et de longue haleine, son établissement prête à la concussion, elle soulève la crainte de voir les Annamites appelés à réveiller une foule de procès qui dorment dans un « comptecourant » très complexe et de causer ainsi un trouble social préjudiciel. Mais comme il faudra toujours se décider un jour, mieux vaut que ce soit aujourd’hui plutôt que demain. Nous pouvons actuellement disposer d’un moyen moderne, la photographie aérienne, capable de nous rendre les plus précieux services à ce point de vue. Le cadastre, encore à l’état d’enfance, est une mesure que réclame l’Indochine et qui est nécessaire à son développement économique,