‹ La Commune AnnamiteChapitre 6 sur 44 · DR · texte numérisé non relu

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en Indochine et au point de vue du droit lui-même. Et, pour retirer plus de fruit de cette modeste étude, pour mieux avoir une vue d'ensemble, nous négligerons les détails qui peûvent varier ici ou là, suivant la province ou le pays, pour ne considérer que la commune type, la Commune Annamite au sens large du mot. Nous ne nous arrêterons pas plus spécialement ni à la seule commune d’Annam, ni à celle du Tonkin ni enfin à celle de Cochinchine. Si l’Annam est le berceau de la race, le Tonkin et la Cochinchine sont des colonies annamites de longue date; ces trois pays ne forment qu’un tout, l’administration y est sensiblement la même bien que les deux premières soient des protectorats et le dernier une colonie, tous trois sont habités en majeure partie par le peuple annamite, véritable levain de la pâte indochinoise. Mais par contre, nous n’entendons parler ni des municipalités françaises ou franco-indigènes, municipalités que les traités nous ont accordées ou que nous avons érigées depuis la conquête, ni des municipa-

lités spéciales que nous avons du établir pour les

congrégations étrangères et principalement chinoises, nous n’entendons traiter que la commune indigène autochtone.

PLAN DE LA THÈSE. — Nous avons divisé ce sujet en 5 parties principales. ;

Dans un premier chapitre il nous a paru utile de retracer l'historique de la commune, de voir comment elle se fondait avant notre arrivée et comment elle se crée aujourd’hui, de savoir quelle est la part de l'influence chinoise et comment son territoire est

divisé.

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