PRÉPARATION AU SERVICE MILITAIRE
des avantages pour ravancement et pour rengagement dé devancement d'appel.
Les sociétés de gymnastique des garçons, les sociétés de tir^ dont nous avons parlé au chapitre précédent, orienteront utilement leur direction dans ce sens, en renonçant aux vains exercices de pure parade, aux exagérations sportives, à tout ce qui pourrait enlever un caractère sérieux et une forme pratique à leur enseignement et à leurs travaux. . La préparation au service militaire dans les sociétés qui ont ce but spécial, ou dans les sociétés de gymnastique et de tir ne séparera pas Téducation civique de l'éducation physique.
L'armée est aujourd'hui la nation armée : le service militaire est obligatoire et égal pour tous ; citoyens de demain, les soldats doivent sentir qu'ils remplissent dans les rangs leur premier devoir civique; les sociétés de préparation n'oublieront pas non plus qu'elles ont affaire à des hommes qui recouvreront, après l'accomplissement de leurs devoirs de soldats, l'exercice de leurs droits de citoyens avec les devoirs qu'ils comportent.
H4 PATRONAGE AU ItÉGîlteCT
§ i6. — Patronage au régiment.
Foyers du soldat.
Le Patronage de la jeunesse n'estimera pas son œuvre terminée quand le jeune homme aura endossé l'uniforme militaire et rejoint la ville dans laquelle il doit tenir garnison.
Pas plus que dans Técole qui ne relève que du maître^ l'initiative privée ne doit songer à péqétrer dans la caserne oii seule s*çxerce l'autorité des chefs hiérarchiques.
Mais autour de la caserne, comme autour de l'école, son action peut et doit se produire.
Le jeune homme vient de quitter sa famille ainsi que les œuvres post-scolaires qu'il fréquentait et où il trouvait, en compagnie de ses camarades, un milieu affectueux, bienfaisant et éducatif.
Le changement d'habitudes, le regret de ceux dont il se sépare, la sensation d'isolement rendent doirs au jeune soldat les premiers temps de son arrivée au- régiment. Il se trouve en outre exposé aux entraînements dangereux pendant les heures de loisir que lui laisse son service, après la soupe du soir et le dimanche : l'oisiveté est mauvaise conseillère.
Les patronages et amicales ont compris qu'ils avaient là un devoir à remplir : ils ont largement ouvert leurs portes aux militaires qui tenaient garnison dans leur ville : ils les admettent à leur bi-