‹ La commune et les œuvres complémentaires de l'écoleChapitre 26 sur 41 · PRÉPARATION AU SERVICE MILITAIRE · texte numérisé non relu

PRÉPARATION AU SERVICE MILITAIRE

particulier une Union nationale de -préparation au service militaire avec des sections dans toutes les régions.

Leur but et leur action n'est pas et ne doit pas être de donner l'instruction et l'éducation militaires; elles n'ont qu'à y préparer.

Elles n'ont pas à imiter les exercices qui se feront au régiment, à enseigner les théories, les mouvements, le maniement des. armes : ce rôle appartient à l'armée. Il ne saurait s'agir de faire revivre les anciens bataillons scolaires.

Ce qu'elles font, ce qu'elles doivent faire, c'est une sorte d'entraînement préalable par une éducation physique — qui, en développant et fortifiant les corps, en habituant la jeunesse au saut, à la marche, à la course, rendra moins pénibles les fatigues du service militaire, — qui, par la pratique du cheval, sa conduite à toutes les allures, l'apprentissage des soi»s à lui donner, fera paraître moins dures les premières leçons du cavalier au régiment, — qui, parla rectitude du coup d'œil dans les stands, préparera aux exercices militaires du tir, — qui, par une discipline à laquelle ils se soumettront volontairement dans des travaux en commun, donnera à ces futurs défenseurs de la patrie la notion de la discipline nécessaire sous les armes.

C'est dans cet ordre d'idées, et pour cette nature de préparation, que le général André, ministre de la Guerre, a créé, le 17 septembre 1900, un brevet spécial d'aptitude militaire dont la possession vaut

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