‹ La commune et les œuvres complémentaires de l'écoleChapitre 29 sur 41 · SALLES DE LECTURE A LA CASERNE · texte numérisé non relu

SALLES DE LECTURE A LA CASERNE

enfants, on intéressera au Foyer les officiers qui, s'ils ne peuvent faire partie du Comité d'administration, sont autorisés du moins par le ministre à lui prêter leur concours; les jeunes gens de familles fortunées, qui auront profité de ses avantages, auront à cœur, quand ils le quitteront, de lui laisser un souvenir ; les œuvres d'éducation populaire de la ville devront lui prêter leur appui et leur collaboration pour l'organisation des fêtes, conférences et cours.

L'argent nécessaire pour les dépenses annuelles étant assuré, il sera plus facile d'obtenir les concours indispensables pour les frais de premier établissement.

Sous le titre : les Amis des Foyers du soldat ^ une société s'est constituée, avec M. Edmond Goudchaux comme président, pour faciliter la création de nouveaux Foyers, provoquer les efforts nécessaires à cet objet, donner les indications utiles, prêter son appui matériel et moral aux organisateurs, et d'établir un lien entre les Foyers existants.

Mais il n'y a pas de Foyer dans toutes les villes de garnison, et là même où il en existe, il -est des soldats qui ne quittent que rarement la caserne et qui, si l'on ne s'occupait d'eux, resteraient sans soutien moral ou dans un état d'oisiveté, dangereux pour l'esprit, quand le travail du régiment est terminé. On s'est occupé d'installer pour eux une

ii8 COURS PROFESSIONNELS A LA CASERNE

salle de lecture et de récréation à la caserne : exclusivement dépendante de Fautorité militaire, Toeuvre ne relève pas de l'initiative privée, mais celle-ci peut intervenir par des dons de livres pour la bibliothèque régimentaire, par Toctroi de jeux.

En outre, la Ligue française de renseignement y sur la proposition de M. Rocheron, a porté devant le ministre de la Guerre la question d'une organisation régulière, pendant les heures de liberté que laisse le service, d'un enseignement professionnel à la caserne^ pour fournir aux jeunes gens, qui passent deux ans à l'armée, l'occasion d'entretenir, en les complétant, les premières notions qu'ils ont reçues avant d'y entrer, et pour donner ces notions à ceux qui n-en ont pas, leur permettant d'aborder une profession ou un métier dès qu'ils quitteront le régiment.

L'appel a été entendu par le ministre, qui a recommandé l'organisation de cet enseignement professionnel, facultatif pour les soldats, aux chefs de corps, dans le sens d'un programme que la Ligue avait élaboré et qui est précisé dans un rapport de M. Rocheron.

Le ministre de la Guerre a autorisé les chefs de corps à s'adresser aux sociétés locales d'enseignement populaire et à leur demander de participer à l'œuvre entreprise : l'initiative privée pourra dès lors efficacement intervenir et contribuer au suc^ ces de l'action en fournissant des professeurs pour les cours, des collaborateurs pour les conférences

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