‹ La commune et les œuvres complémentaires de l'écoleChapitre 37 sur 41 · COLLABORATEURS · texte numérisé non relu

COLLABORATEURS

des lectures, — des promenades et des visites dans les musées, les monuments publics, les entreprises industrielles, et les œuvres sociales^ — des auditions, des séances aitistiques, des représentations théâtrales apportant à l'éducation populaire une note d'art et de beauté.

Chaque siège de Faculté devrait posséder une association d'étudiants résolus, comme dans l'Association Ernest Renan, à prêter l'aide, l'expérience, l'intervention agissante des jeunes gens de l'enseignement supérieur et secondaire, à la mission éducatrice des patronages et amicales de la jeunesse primaire.

Les délégués cantonaux^ désireux de mettre à la disposition de l'école leur activité^ et trop souvent arrêtés faute de savoir exactement à quoi l'utiliser, auraient un rôle efficace à remplir dans l'éducation post-scolaire. Le ministre de l'Instruction publique en 1895, M. Poincaré, les y a d'ailleurs fortement engagés, en les invitant à se consacrer à la fondation, au développement et au fonctionnement des oeuvres complémentaires en dehors et à côté de l'école.

Rechercher dans leur canton les bonnes volontés et les grouper en comités de protection et d'aide, provoquer la fondation de patronages dans les communes de la circonscription, établir entre eux un lien et des échanges de services, leur apporter le concours fréquent de leurs visites, de leur parole, leur amener des amis, intéresser à leur action les

municipalités, voilà pour les délégués cantonaux un emploi utile de leur dévouement à la jeunesse, de leur attachement à Técole laïque, une réalisation facile de leur désir d*agir; et si, comme la tendance s'en manifeste, les préfets confient de plus en plus à des femmes la mission de déléguées cantonales^ l'organisation de comités de dames patronnesses des œuvres de l'école se trouvera singulièrement facilitée.

L'intervention des délégués cantonaux dans Inaction post-scolaire se dessine depuis quelques années; des Unions départementales ou d'arrondissement fonctionnent dans quinze départements ; une Union nationale des délégués cantonaux s'est fondée à Paris sous la présidence de M. Ferdinand Dreyfus « pour centraliser les travaux, coordonner les efforts et compléter l'organisation de l'institution J»; V Union nationale a comme organe le Délégué cantonal, qui paraît à Pithiviers (Loiret), sous la direction de M. Nameless.

§ 4. — Esprit a apporter dans les œuvres.

Tous ceux qui voudront fournir leur collaboration à l'œuvre du Patronage démocratique de la jeunesse devront agir avec la nette conscience de son importance et de son rôle, ainsi que du devoir social qui incombe à tous de contribuer au bienêtjre moral et matériel de leurs concitoyens, à la prospérité de la France, aux progrès de la civili-

sation en préparant la jeunesse à l'exercice de ses droits, à Taccomplissement de ses devoirs.

Les concours offerts par pur dilettantisme ou par vulgaire snobisme devront être refusés. C*est une action consciente que chacun doit accomplir, c'est le don de soi-même qu'il faut faire à l'œuvre nécessaire, c'est l'effort personnel qu'il importe d'accomplir et aussi de créer chez les autres.

L'esprit même, qui aura décidé ces collaborateurs volontaires, leur dictera également les conceptions suivant lesquelles doit se comprendre l'éducation de la jeunesse.

Ces conceptions seront entièrement différentes de celles qui dominent dans les patronages confessionnels : là aussi, on suit l'enfant au sortir des écoles, on l'attire, on le retient, on le soutient dans la vie, on s'occupe de son placement et à ses heures de liberté on le ramène encore au patronage; mais dans la surveillance que l'on exerce sur le développement de son intelligence, on prétend la former suivant des idées déterminées, la faire entrer dans un moule uniforme; on veut dicter au jeune patronné ses opinions et ses convictions; c'est l'esprit de raisonnement et de libre discussion que l'on cherche à étouffer, sous le couvert d'avantages matériels.

Les patronages laïques et leurs œuvres se donneront au contraire pour but de préparer chez le jeune adolescent l'émancipation de l'intelligence; on l'amènera à raisonner lui-même chaque chose.

on lui enseignera les moyens d'apprendre plutôt qu*on ne lui apprendra; il y a mieux à faire que lui imposer son jugement, il faut arriver à le faire penser par lui-même.

L'action ne s'inspirera d'aucun sentiment d'autocratie : le patronage ne s'exercera pas dans le sens habituel du mot, de patron à patronné; ce qu'il importe de réaliser, c'est une œuvre vraiment démocratique; ce sont les intéressés eux-mêmes qu'il s'agit surtout d'associer. La protection qu'on ménagera à la jeunesse devra être conçue dans Tesprit de neutralité la plus large; à des institutions d'asservissement des esprits, il faut opposer des institutions de liberté qui fassent de ces jeunes gens des hommes libres de choisir leurs opinions et leurs convictions et leur donnent en même temps conscience des droits que cette liberté leur assure et des devoirs qu'elle leur impose.

La multiplicité des œuvres qui doivent constituer un patronage complet ne devra pas arrêter les bonnes volontés disposées à agir et qu'effraierait l'étendue du programme.

L'essentiel n'est pas de commencer par faire grand, de songer à la réalisation immédiate de l'ensemble : il y a dans l'organisation du patronage assez d'institutions variées pour que l'on puisse choisir entre elles : on prendra d'abord celles qui s'adaptent le mieux aux besoins de la région, suivant les moyens et les méthodes que l'initiative locale jugera préférables pour la population; on

se bornera, s'il le faut, pour le début, à des créations qui ne demandent ni nombreux concours de personnes, ni importantes ressources pécuniaires, comme des visites aux familles, des conseils affectueux, des secours en vieux vêtements, des prêts de livres, des causeries instructives, quelques petites promenades, diaprés les indications contenues dans VInstruction pratiqm de -M"® Lampérière, et dans le Programme de patronage de W^^ Saffroy, rédigés à la demande de la Ligue française de renseignement.

Si peu que Ton fasse, on aura constitué un embryon de patronage, susceptible de se développer par des fondations nouvelles, dès que les ressources en collaborations personnelles et en argent arriveront; les adhésions se produiront de plus en plus nombreuses quand on percevra les résultats acquis et ceux que l'on acquerrait encore si les concours se multipliaient et si l'on avait un peu plus d'argent; l'émulation viendra aux esprits généreux : les uns se décideront à entrer dans l'action, les autres, qui ne pourraient donner ni de leur temps ni de leur personne, tiendront au moins à s'associer de leur bourse à une oeuvre dont ils verront et commenceront à comprendre tout l'intérêt,

§ 5. — Concours des grandes sociétés d'éducation populaire.

L'aide d'ailleurs ne manquera pas : les grandes

Grandes sociétés d^éducation populaire 135

sociétés d'éducation populaire qui siègent à Paris ne marchanderont ni leurs conseils ni leur appui moral et matériel.

La Société pour V éducation sociale (5, rue Las- Cases), sous la présidence de M. Léon Bourgeois, poursuit, par ses congrès, par ses publications, par sa propagande, Tétude des questions de méthode générale tendant à établir la théorie de la solidarité; elle recherche les moyens de diffusion des idées qui en découlent ; elle provoque les applications pratiques dans les œuvres dues à l'activité collective.

Le Progrès féminin (46, rue Saint- André-des- Arts) se livre aux mêmes études et aux mêmes travaux en ce qui concerne l'éducation sociale de la femme : il a, en outre, ouvert des cours plus spécialement destinés aux institutrices.

Les Associations polytechnique (28, rue Serpente), philotechnique (47, rue Saint-André-des- Arts), polymatique (7, rue Edme-Guillout), philomatique (38, rue de la Verrerie), la Société (V enseignement moderne (30, rite des Jeûneurs), dont tious avons signalé l'action énergique par les cours professionnels et autres qu'elles ont créés et font fonctionner, ne refuseront pas toutes indications nécessaires à ceux qui voudront faire des fondations semblables dans leur région, elles interviendront pour établir des sections là où on leur en montrera Futilité, en leur faisant connaftre les ressources de collaboration qu'offre le pays.

n6 GRANDES SOCIÉTÉS D'ÉDUCATION POPULAIRE

U Union de la jeunesse républicaine (28, rue du Marché-Saiht-Honoré), Y Union française de la jeunesse (157, boulevard Saint-Germain) ne demandent qu'à multiplier leurs sections de conférenciers eii province.

U Union démocratique pour V éducation sociale (ïQ, rue de Savoie) délègue des conférenciers.

La Société nationale des conférences populaires (4, rue Rameau), la Société républicaine des conférences (7, rue de Tlsly) fournissent des sujets de conférences.

Le Musée pédagogique (41, rue Gay-Lussac) prête des vues pour illustrer les conférences.

La Société Franklin (i, rue Christine) donne des subventions en livres.

U Union des sociétés de gymnastique (8, rue Reynier, à Bordeaux), 1* Union des sociétés de tir (27, faubourg Poissonnière) prêtent un appui précieux sous dès formes diverses : renseignements, statuts, types de stand, achats d'agrès et de fournitures de tir, garantie contre la responsabilité des accidents dans les tirs scolaires, etc.

\J Association Ernest Renan (9, rue des Filles- Saint-Thomas) fait profiter de son expérience et du concours de ses membres les étudiants des P'acultés qui veulent, à son instar, s'associer pour contribuer au Patronage de la jeunesse.

U Union des délégués cantonaux (16, rue de Miromesnil) est à la disposition de tous ceux qui estiment que les délégations cantonales ne sau-

raient trouver un meilleur emploi de l'activité de leurs membres que dans les œuvres scolaires et post-scolaires.

U Union nationale des mutualités scolaires publiques (16, rue de Miromesnil) établit un lien entre les sociétés scolaires de mutualité et assure rétude en commun des développements dont Tceuvre est susceptible, tels que la mutation entre scolaires, le passage des scolaires aux sociétés d'adultes, l'extension de la mutualité scolaire à l'enseignement secondaire.

Ijdî Fédération des petites A est un centre actif auquel on peut s'adresser pour faire profiter les unes des expériences des autres, pour assurer la protection mutuelle de leurs membres quand ils changent de résidence, pour aider à la création de nouvelles amicales.

La Ligue française de V enseignement (16, rue de Miromesnil), dans ses congrès annuels, étudie toutes les questions qui se rattachent à l'ensemble du patronage et fait la propagande pour les idées et pour l'action : ses bulletins constituent une documentation précieuse à consulter pour les fondations et le fonctionnement des oeuvres diverses.

Son oifice d'action tient à la disposition de tous ses correspondants des statuts modèles de patronages, petites A, conférences, cours techniques d'apprentis, colonies scolaires, mutualités scolaires, coopérativesj foyers du soldat, sociétés de gymnastique et de tir, bibliothèques, cercles, comités de

dames, œuvres du trpusseau, etc. ; — des catalogues de bibliothèques populaires, de jeux, de comédies, de saynètes et de monologues; — il fournit tous renseignements et consultations demandés, tous documents utiles sur chaque organisation.

Les commissions spéciales de la Ligue pour les patronages, les œuvres militaires, l'enseignement professionnel, la coopération se tiennent au courant de toutes les innovations, recherchent toutes les améliorations pratiques à introduire dans le fonctionnement de chaque œuvre, et étudient toutes les propositions qui leur sont faites dans l'ordre de leurs travaux.

La Ligue organise des centres de dépôts de vues pour projections avec circulation dans les communes voisines, elle assure à ses adhérents des réductions importantes sur les achats de livres, de jeux, de matériel de gymnastique et de tir, de lanternes et de vues, de lunettes astronomiques, de matériel d'expériences scientifiques et de comptabilité pour la mutualité scolaire.

Ses cercles départementaux décentralisent, l'étude, la propagande et l'action.

Les Amis des Foyers du Soldat (lo, rue Auber), se tiennent à la disposition des personnes et des sociétés qui s'intéressent au patronage autour de la caserne et veulent y contribuer en créant, pour les militaires, des Foyers dans les villes de garnison.

he Comité des dames de la Ligue française de

renseignement (16, rue de Miromesnil) a pris à charge tout ce qui concerne le rôle de l'initiative privée en vue de réducation de la jeune fille, la préparation à la vie professionnelle et ménagère : il est à la fois centre d*études de toutes les questions qui s'y rattachent et office de renseignements aux personnes pour qui l'éducation de la femme offre un intérêt primordial; il coordonne les efforts, suscite et encourage toutes les initiatives, aide et provoque au besoin la création de comités de dames en province avec lesquels il reste en rapports et auxquels il fournit, avec son concours matériel et moral, tous les renseignements qui lui sont demandés pour la fondation, le fonctionnement et le développement des œuvres féminines d'éducation.

A Paris, faisant office de comité de dames pour les œuvres scolaires et post-scolaires de la capitale, la Coopération féminine (i rue Bayard) a été fondée par M°^ Jules Ferry qui, par son action personnelle, ajoute de nouveaux services aux services inoubliables qu'évoque son nom.

\^çs Amis de V œuvre du trousseau (16, rue de Miromesnil) prêtent un appui précieux pour les créations d'œuvres de cette nature dont nous avons signalé le grand intérêt.

Fort de tous ces concours, le patronage démocratique et laïque de la jeunesse a déjà pris en France une extension considérable : mais il doit être poursuivi jusqu'à ce que chacune de nos com-

munes, chacune de nos écoles en soient dotées. Les municipalités et la libre initiative des citoyens, des pères et mères de famille ont le devoir étroit de s'y consacrer : il faut que partout, sous l'empire dun sentiment de solidarité fraternelle, les riches aident aux pauvres, les forts aux faibles, les aînés aux jeunes, prévenant les luttes de classes par leur union dans une œuvre commune et que, suivant le mot de Jean Macé, c ceux qui savent agissent librement pour faire raisonner ceux qui ne savent pas ».

ANNEXE I Modèle de statuts

Article premier. — // est fondé à sous

le nom de une association dont le but est

de :

L^ association s inspire des idées de laïcité et de solidarité.

Son siège social est fixé à

(Si l'association n'a pas un but particulier tel que : bibliothèque, cantine, colonie de vacances, amicale, etc., mais envisage l'œuvre d'ensemble du patronage, on indiquera le but sous la forme générale : contribuer à la propagation de l'instruction laïque et de l'éducation populaire.)

Art. 2. — Ses moyens d'action sont notamment :

(A titre d'exemple : conférences, cours, visites aux familles, promenades, bibliothèques, concours, jeux, récompenses, bulletins, publications, etc.). S'il s'agit d'un patronage, d'un cercle de la Ligue, d'un comité de dames, l'article 2 pourra être ainsi conçu suivant que la société est départementale, d'arrondissement, cantonale ou communale :

^association favorise la création et le

développement dans :

La ville de

Le canton de

V arrondissement de

Le département de

d^œuvres dont Vobjet spécial contribue à la réalisation de son but, telles que : cantines, bibliothèqueSy voyages et colonies scolaires, conférences, cours, sociétés de lectures, œuvres du trousseauy placement, foyers du soldat, etc.

Si ses ressources le permettent, elle publiera un bulletin.

Art. 3. — Font partie de V association, comme membres titulaires, toutes les personnes (et, s'il s*agit d'une fédération, ou bien d'un cercle ou d'un comité de dames ayant des œuvres, toutes les œuvres), admises par le comité, qui se réclament des mêmes principes, adhèrent à ses statuts et versent annuellement une cotisa/ion de au minimum.

Tout souscripteur qui fait un versejnent d^au

moins en une ou plusieurs fois dans V espace

de trois ans est membre perpétuel.

Tout souscripteur qui fait un versement d'au

moins en une ou plusieurs fois dans V espace

de cinq ans est membre fondateur.

Le titre de membre honoraire peut être conféré par le comité aux anciens membres de la société et aux membres fondateurs et perpétuels.

(S'il s'agit d'une amicale d'anciens ou d'anciennes élèves, il y aura lieu de mentionner que seuls les anciens ou anciennes élèves peuvent être membres titulaires.)

Art. 4. — La société est administrée par un comité composé de membres élus par V assemblée générale à la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour de scrutin et à la majorité relative au deuxième tour.

Les votes peuvent être reçus par correspondance.

Le comité est nommé pour (deux ou trois ans) et renouvelable par (moitié ou tiers) chaque année. Le sort désigne les membres qui font partie (de la première, des deux premières) séries sortantes. Les membres sortants sont rééligibles.

Si des vacances viennent à se produire^ le comité peut y ^ pourvoir provisoirement^ sauf ratificatiort par la plus prochaine assemblée générale.

Dans le cas où le nombre des vacances atteindrait le tiers des membres du comité^ il devra être procédé à des élections par rassemblée générale^ spécialement convoquée à cet effet.

Art. 5. — Le comité statue sur toutes les affaires intéressant V association; il nomme dans son sein pour an, un bureau composé de :

Un président.

... vice-président.

Un secrétaire général archiviste,

... secrétaire.

Un trésorier.

Un trésorier adjoint.

Les membres sortants sont rééJigibles,

(S'il s'agit d'une bibliothèque ou d'une association ayant une bibliothèque, on ajoutera un bibliothécaire et, s'il y a lieu, un bibliothécaire adjoint. On peut réunir les fonctions de secrétaire, général et de. trésorier sous le titre de secrétaire général trésorier avec un adjoint.)

Art. 6. — Le bureau du comité est chargé de la direction générale; il instruit les affaires soumises au comité et met à exécution ses décisions. Il convoque l'assemblée générale et le comité et fixe V ordre du jour de leurs séances.

Art. 7. — Le président ou, à son défaut, le secrétaire général représente la société en justice et dans les actes de la vie civile; il préside le comité et rassemblée générale annuelle.

Le secrétaire général dresse les procès-verbaux des séances du comité et de Vassemblée générale; il est chargé d'assurer V exécution des décisions du comité et peut recevoir de lui délégation pour les cas urgents et les affaires courantes.

Le trésorier reçoit toutes les sommes qui sont versées dans la caisse de la société; il en est le dépositaire; il solde les dépenses votées par le comité ou autorisées par le président; il rend annuellement ses comptes au comité.

Art. 8. — Les ressources annuelles de la société se composent :

/® Des cotisations et sotiscriptions de ses membres;

2° Des subventions et allocations de la Caisse des Ecoles, de la coynmuney du département, de VEtaty etc.;

3^ Des dons manuels;

4^ Du produit des ressources créées' à titre exceptionnel : fêtesy tombolàSy quêtes^ etc. ;

5® Du revenu de ses biens et valeurs de toute nature,

(S'il s'agit d'une bibliothèque ou d'une société ayant une bibliothèque, on ajoutera : du prix de location des livres; s'il s'agit d'une cantine : du produit des bons payants; s il s'agit d'une colonie de vacances : du montant des boîirses ou demibourses payantes.)

Art. 9. — Le fonds de réserve comprend :

7° La dotation;

2^ Les versements des membres perpétuels et fondateurs;

3^ Le dixième de l'excédent des recettes sur les dépenses de Vannée.

Le fonds de réserve est placé en valeurs nominatives; il peut également être employé en prêts hypothécaires ou en acquisitions d'immeubles servant au fonctionnement de V œuvre. Les placements et acquisitions sont opérés par le trésorier, sur décision du comité.

Art. 10. — Les membres de la société sont convoqués au moins une fois par an en assemblée

générale -pour entendre la rapport fait au nom du comité sur les travaux de Vannée^ sur les résultats obtenus et sur la situation financière de la société : rassemblée délibère sur les questions qui lui sont soumises par le comité.

Rassemblée générale approuve les comptes^ pourvoit au remplacement des membres sortants du comité^ ainsi qu'aux vacances qui se seraient poduites et statue sur toittes les mesures à prendre dans V intérêt de la société. Elle peut seule modifier les présents statuts. Les projets de modifications devront être soumi^: au comité trois mois au moins avant la réunion de l'assemblée générale.

Le bureau du comité séft de bureau à V assemblée générale.

(S'il s'agit d'une fédération, d'un cercle ou comité de dames comprenant des œuvres, on ajoutera : les œuvres qui font partie de l'association ont une voix dans chaque scrutin; celles qui comptent plus de ... membres ont y en outrer une voix par, . . membres en plus.)

Art. II. — En cas de dissolution de Vassociatîony par quelque mode que ce soity les membres fondateurs potirroni rentrer dans leurs fonds dans le délai d'un an en subissant^ s'il y a lieu, la perte résultant de la dépréciation des valeurs acquises conformément à V article Çy mais sans pouvoir bénéficier en aucun cas d'une plus-value quelconque.

Les sommes non réclamées dans le délai d'un an après la dissolution^ et tout autre actif social^

seront versés à des sociétés (ïinstruction et d'éducation laïque désignées par le comité^ si rassemblée générale n'a pas nommé de liquidateurs.

Art. 12. — Un règlement intérieur y dressé par le comité et pouvant être modifié par luiy détermine les conditions d'administration intérieure et toutes les mesures de détail propres à assurer le fonctionnement de r œuvre et l'exécution des statuts

(Un règlement intérieur sera notamment indispensable afin de déterminer : pour les bibliothèques : la durée et les conditions des prêts, les règles d'admission des lecteurs, le montant du prix de location des ouvrages, etc.; — pour les cantines : les conditions d'admission des enfants, le prix des bons payants, la réglementation intérieure; — pour les colonies de vacances :.les conditions d'admission des enfants, la valeur des bourses et demi-bourses, la réglementation de la colonie : horaire et discipline, etc.; — pour les oeuvres du trousseau, les foyers du soldat, le placement, etc., toutes les mesures intérieures.)

En rédigeant les statuts, nous nous sommes attachés à n'y introduire que les dispositions rigoureusement nécessaires, leur modification nécessitant la convocation d'une assemblée générale spéciale et un nouveau dépôt administratif avec les quelques frais qu'il entraîne : il est préférable de renvoyer, tout ce qui n'est pas indispensable dans les statuts, au règlement intérieur plus facilement modifiable et qui n'est soumis à aucun dépôt.

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