‹ La Communication Inter-Pleurale Au Cours Du Pneumothorax ArtificielChapitre 12 sur 24 · PAU · texte numérisé non relu

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Le 13 octobre, le Docteur Dumaresr créa un pneumothorax gauche. Comme par suite d’une forte attraction du cœur on sentait la pointe de celui-ci battre dans l’aisselle, le trocart de Küss fut enfoncé en avant à la partie extrême du 4° espace intercostal. C’est à cet endroit d’ailleurs qu’on fit toutes les insufflations ultérieures. Lors de la création du pneumothorax, on injecta 250 centimètres cubes d'azote. La pression initiale était de — 8. La pression terminale était de — 3. Les quatre insufilations suivantes furent faites de deux en deux jours dans des conditions normales. A remarquer eependant que les deux dernières donnèrent des dénivellations peu marquées : 2 centimètres d’eau pour des insufilations de 500 centimètres cubes. La radioscopie montrait alors, du côté gauche, un bloe opaque séparé de tout le pourtour du thorax par un couloir clair. On n’avait rien remarqué de particulier à droite. L’expectoration n'était pas influencée et restait aussi abondante. La température était devenue plus irrégulière. L’auscultation était stationnaire. é

Les insufflations furent poursuivies jusqu’au 30 novembre sans que rien ne parût anormal, ni dans les pressions ni dans les quantités de gaz injectés, ni dans investigations radiologiques et acoustiques.

Le 30 novembre, la malade fut insufflée comme d’habitude, au même point antéro-externe. La pression initiale était de — 4. On fit passer 500 centimètres cubes de gaz. La malade n’était nullement essoufflée et ne se plaignait d'aucun symptôme anormal. On continua linsufflation. Après 800 centimètres eubes d’azote, on laissa la malade sur une pression terminale de — 3. Immédiatement après on fit un examen radioscopique et l’on constata un pneumothorax total droit avec une goutte de liquide dans le eulde-sac. L’image du poumon gauche n’était pas modifiée. La malade n’était pas dyspnéique. Son pouls battait à 100 régulièrement. À l’auscultation, on constata une obscurité

respiratoire complète à droite. À noter que, trois Jours avant cette dernière insufflation, la malade s'était livrée à des exercices violents sans d’ailleurs ressentir de douleurs particulières.

Les radioscopies pratiquées les 8, 12 et 14 décembre montrèrent la disparition de la goutte de liquide. Le poumon droit reprit une expansion de plus en plus marquée. Le 14 décembre, le lobe inférieur était déjà au contact de la paroi. L'image du poumon gauche ne s’était pas modifiée. Le 15 décembre, la malade fit une hémoptysie qui se répéta plus abondamment le 3 janvier (trois à quatre crachoirs). Le 8 janvier, le Docteur Dumaresr décida de reprendre le pneumothorax. La malade fut placée dans la même position que lors des insufflations précédentes. Une aiguille ordinaire fut enfoncée dans le deuxième espace intercostal gauche. À ce moment, on observa des mouvements de vaet vient imprimés à l’aiguille et synchrones aux battements cardiaques. On ne constata aucune oscillation manométrique. L’aiguille fut enfoncée plus profondément sans aucun résultat. On la retira et l’on constata qu’elle contenait du sang jusqu’à l’ajutage.

En présence de ces difficultés, on abandonna le pneumothorax.

En face de cette bilatéralisation, on peut se demander s’il s’agit d’une communication interpleurale anormale ou d’une rupture des feuillets pleuraux au niveau de leur accolement. Cette seconde hypothèse paraît plus vraisemblable puisque le pneumothorax droit n’est apparu que longtemps après la création du pneumo gauche ».

L'observation suivante, publiée par le Docteur JuLren, de Pau, nous montre, au contraire, l’existence d’une communication interpleurale se mamifestant à bas bruit au cours d’un pneumothorax bilatéral. Celle-ci n’est révélée que par des modifications constatées dans le rythme des

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