‹ La Compagnie de Jésus en France (volume 2)Chapitre 115 sur 358 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

au milieu des peines et des inquiétudes que nous avons réciproquement éprouvées, nous n'avons jamais cessé de prier les uns pour les autres, et le Seigneur nous a enfin exaucés dans sa miséricorde.

« Permettez-nous donc de nous unir à vous pour le bien, Messieurs; concourons de tous nos efforts aux vues miséricordieuses de la Providence sur notre patrie. Efforçonsnous de nous édifier mutuellement. M. Roger, que nous appelons du doux nom de Père, et qui mérite à notre égard ce titre de tant de manières, vous remettra cette lettre ; c'est lui que nous chargeons plus particulièrement de renouveler avec vous et en notre nom cette précieuse alliance. Vous voudrez donc nous permettre, Messieurs, de vous adresser comme par le passé ceux de nos membres que leurs affaires appellent à Paris; nous nous estimerons heureux de recevoir ceux de vous qui viendraient à Lyon et de leur rendre tous les services qui seraient en notre pouvoir.

« Nous nous recommandons tout particulièrement à vos prières, et nous vous prions de nous considérer toujours, en Jésus et Marie, comme vos frères bien affectionnés.

Du Coin, Préfet.

Pour et au nom de la Congrégation de Lyon. »

On a représenté la Congrégation, avec ses succursales de province, comme une association ténébreuse, enveloppant la France dans un réseau aux mailles serrées, pour en faire la proie d'un parti politique. On voit qu'elle avait l'âme moins noire et des visées moins ambitieuses.

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