‹ La Compagnie de Jésus en France (volume 2)Chapitre 208 sur 358 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

fort rares, et quant aux vacances, elles se réduisaient, comme on l'a vu, aux six semaines qui allaient de la dernière décade du mois d'août à la première du mois d'octobre.

Nous voyons par les prospectus que tous les élèves pouvaient passer leurs vacances au collège. A Aix, sur les instances de l'archevêque', on essaya d'en faire une obligation; c'est dans ce but que fut achetée et agrandie la villa des Cascades de Saint-Marc. On espérait que l'exemple d'Aix serait suivi dans les autres maisons. L'usage de garder les élèves pensionnaires pendant tout le temps de leur éducation avait eu sa raison d'être à une époque antérieure ; il s'est maintenu dans quelques maisons en Italie jusqu'à nos jours. Mais, chez nous, il faut le reconnaître, les mœurs ne le tolèrent plus qu'à titre d'exception et pour les cas de force majeure. A Aix, à Saint-Acheul, comme plus tard à Fribourg, il n'y eut guère à rester pendant les vacances que ceux qui auraient eu à faire de trop longs voyages pour rentrer dans leurs familles. A Saint-Acheul, on en compta tous les ans soixante-dix à quatre-vingts. On s'ingéniait d'ailleurs pour leur faire passer le temps agréablement ; les Annales mentionnent en particulier des parties de pêche et de chasse aux grenouilles dans les marais de la Somme» dignes de passer en légendes. Dès lors aussi furent inaugurés les voyages en caravanes, qui devaient plus tard ajouter au renom de Fribourg.

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