‹ La Compagnie de Jésus en France (volume 2)Chapitre 238 sur 358 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Ces dernières paroles traduisent la préoccupation ordinaire de l'humble Supérieur qui donnait ainsi à entendre que, dans des conjonctures aussi difficiles, on ferait bien de mettre au gouvernail un pilote plus jeune et plus énergique. Quant à lui, il comptait peu sur l'habileté de l'esprit et les appuis humains pour conjurer le péril, et mettant en Dieu seul sa confiance, il adressait à tous ses subordonnés une lettre circulaire où il les pressait de s'appliquer plus que jamais, au milieu des menaces de l'heure présente, au travail de leur perfection religieuse : « V^ous connaissez, leur écrivait-il, les circonstances, actuelles et combien il importe que nous ne méritions pas de reproches de la part de Dieu et que nous n'en méritions pas non plus de la part des hommes. Pressé par ces motifs et par beaucoup d'autres, je recommande plus fortement que jamais que tous, prêtres, régents, surveillants, frères, s'efforcent sérieusement d'être à Dieu pleinement; qu'ils pratiquent les solides vertus d'obéissance, de charité, d'humilité, de pureté d'intention, de gravité et de modestie religieuse ^.. »

Telles étaient les armes avec lesquelles les Jésuites se préparaient à soutenir l'assaut qui allait leur être livré.

I. Exhortatio ad perfectionem infer proceUns présentes. Epistola encyclica P. Godinot, i8a6.

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